La recherche de financements se complique selon les trésoriers
Le solde d’opinions de l’enquête mensuelle de l’AFTE-Rexecode s’est de nouveau dégradé tout comme le sentiment sur les marges de crédit
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Olivier Decarre
Si la crise du crédit se traduit nettement dans les indices, elle se détecte également dans les sondages auprès des trésoriers d’entreprises. Ainsi, celui de l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprises) et de Rexecode fait ressortir pour le mois de mars une nouvelle dégradation du solde d’opinions concernant la recherche de financement, tombé à -8,8 % après -0,7 % en février (voir graphique). Suite logique à cette réponse, les trésoriers assurent que les marges de crédit ont encore tendance à augmenter, comme en témoigne l’indicateur dédié, passé en un mois de 27,4 % à 28,2 %.
Parallèlement, le prix du pétrole reste perçu comme un élément très négatif pour les trésoreries avec un indicateur à -48,6 %. Un jugement qui, dans une moindre ampleur, est également de mise pour l’euro/dollar (-9,3 %).
Il n’empêche que malgré le poids de ces éléments défavorables, les situations de trésorerie ne se sont pas dégradées. Les trésoriers sont même plus nombreux que le mois dernier à qualifier d’«aisée» leur trésorerie d’exploitation (solde de 5,8 % contre 3,5 %). Idem du côté de la trésorerie globale. Alors qu’en février, une majorité de sondés évoquait une dégradation (solde de 0,3 %), l’indicateur traduit en mars une légère amélioration (+2,3 %).
L’AFTE attire toutefois l’attention sur la fragilité de ces indicateurs proche du point zéro en rappelant que tant du côté de la trésorerie d’exploitation que de la trésorerie globale, «le solde reste bas par rapport à la moyenne des trois dernières années».
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