L’industrie du capital-risque a le vent en poupe en France
Les investissements ont crû, en rythme séquentiel, de 42 % à 563 millions d’euros sur le deuxième semestre 2007, selon l’indicateur Chausson Finance
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Virginie Deneuville
Si les turbulences de la crise ont affecté l’industrie du capital-investissement, le segment du capital-risque en France brave la tempête. A 563 millions d’euros, les investissements réalisés sur le second semestre 2007 ont progressé de 42 % par rapport au semestre précédent, selon l’indicateur Chausson Finance qui recense les sommes investies par les sociétés de capital-risque françaises dans les entreprises françaises et européennes. Sur ce dernier semestre, le meilleur depuis huit ans, ce sont 323 entreprises qui ont bénéficié de capitaux pour un montant moyen d’investissement en croissance de 21 %. «Dans un environnement difficile, le capital-risque tire très bien son épingle du jeu. On peut ainsi se demander si le venture, qui repose sur un investissement sans effet de levier, ne constitue pas dans le contexte actuel une valeur refuge dans le capital-investissement», relève Christophe Chausson, directeur général de la société de conseil Chausson Finance.
L’avenir du capital-investissement en France devrait s’inscrire dans la continuité. «Aucune rupture n’est anticipée dans ce climat assez actif. Nous devrions être sur les mêmes montants en 2008, une part d’épargne importante devant être drainée par les FIP ISF [fonds d’investissement de proximité]», estime Christophe Chausson. L’exercice 2007 a constitué une année record avec 960 millions d’euros investis, dépassant pour la deuxième fois de l’histoire le seuil des 900 millions d’euros. «Dans les prochaines années, on se situera autour du milliard d’euros», précise le dirigeant.
Le second semestre a été marqué par la montée en puissance des clean-techs (secteurs des énergies renouvelables et liés à la défense de l’environnement) qui se sont arrogé 11 % des montants investis. «Les capitaux n’ont pas été apportés par quelques fonds spécialisés mais par une quinzaine de fonds d’investissement, ce qui démontre un mouvement généralisé», souligne Christophe Chausson. Le secteur de la santé reste le segment privilégié, représentant 23 % des investissements, suivi par internet et le e-commerce (16 %) et les logiciels (15 %).
Côté investisseurs, Sofinnova s’est révélé être le plus actif sur le second semestre avec 70 millions d’euros apportés à 28 entreprises. AGF Private Equity se classe en deuxième position avec 31 millions d’euros d’investissements.
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