Boiron affiche de fortes ambitions sur les spécialités et l’international
Le laboratoire homéopathique compte maintenir une croissance d’environ 20 % sur les spécialités à l’international
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Pour la direction de Boiron, « la réorganisation Boiron-Dolisos est de l’histoire ancienne ». Pour preuve, les coûts liés à ce rapprochement (8,51 millions d’euros en 2006) n’apparaissent plus dans les comptes en 2007, la direction préférant désormais évoquer « de l’optimisation de structure » qui n’a plus à être considérée comme du non-récurrent. Ce poste est fixé « sur un trend annuel de 4 millions d’euros », a souligné le directeur financier Philippe Montant lors de la présentation des résultats 2007 du groupe.
Si le rapprochement fait bel et bien partie du passé, ces effets se font sentir, à l’image des coûts de production industrielle et des coûts de préparation-distribution en fort ralentissement avec des croissances respectives de 2,2 % et de 1,1 % l’an passé alors que le chiffre d’affaires a augmenté de 8,9 %. Lors de la fusion des deux laboratoires, la direction avait affiché son objectif d’accélérer la promotion et la R&D. Force est de constater que cette volonté s’est déjà traduite en chiffre avec des coûts de promotion en hausse de 9 % l’an passé. Surtout, la recherche a crû de 77,9 % à 5,71 millions d’euros et cet effort devrait se poursuivre dans les mêmes proportions cette année.
Le véritable effet de levier repose sur un double axiome pour Philippe Montant, « notre salut passe par les spécialités et le développement à l’international. Plus on avancera dans ce sens, plus on aura une rentabilité forte ». En 2007, les spécialités ont connu une croissance globale de 18,1 % tandis que l’international s’est adjugé 24,4 %. Ces ambitions sont d’ailleurs destinées à compenser le tassement à venir du chiffre d’affaires en France sur l’activité « médicaments à noms communs » lié au déremboursement de certaines préparations magistrales complexes ou à la franchise médicale. Pour le moment, la direction n’observe « aucun impact » de ces modifications réglementaires sur ses ventes. « Nous voulons nous donner les moyens de réaliser une croissance comprise entre 5 % et 10 % en France et d’environ 20 % à l’international de façon durable sur les spécialités », a annoncé le directeur financier. Après les 10,1 % de marge opérationnelle atteint en 2007, la direction évoque une capacité à générer à terme une marge opérationnelle à 12 % grâce notamment aux nouveaux gains à venir sur la production et la distribution.
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