La déconfiture de Carlyle Capital a toutes les chances de compter parmi les dates clés de la crise financière, tant elle illustre les excès commis au plus fort des années folles du crédit et les responsabilités que les divers acteurs y ont prises. Responsabilité de Carlyle Group d’abord, qui après avoir fait appel au marché au plus haut, en juillet 2007, alors que le tonnerre grondait déjà sur les marchés de crédit, a géré sous son propre nom un fonds hypothécaire « léveragé » dans des proportions démesurées (dans le rapport d’un dollar d’apport pour 32 dollars de dettes) pour le laisser faire faillite quelques mois plus tard en mettant en avant qu’il n’en est pas actionnaire direct. A charge bien entendu pour les investisseurs qui lui ont fait confiance de prendre leurs pertes et pour lui-même d’affronter son risque de réputation. Responsabilité des banques d’investissement ensuite, aussi promptes un jour à accorder au fonds ce levier absurde qu’à réclamer le lendemain des appels de marge multipliés. Responsabilité enfin des autorités boursières néerlandaises, qui pour avoir voulu attirer à la cote les fonds en vogue, doivent aujourd’hui se demander en quoi elles ont servi l’intérêt des investisseurs et ce que sera leur attitude en cas de liquidation, désormais quasi certaine, du fonds. Question d’autant plus d’actualité qu’un autre fonds au moins, dans l’orbite de KKR celui-là, bataille lui aussi pour sa survie avec ses créanciers.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...