Le laboratoire spécialisé dans le traitement des allergies compte sur son comprimé pédiatrique pour rattraper son concurrent ALK-Abello
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Stallergènes pourrait combler son retard avec son concurrent danois ALK-Abello. Certes, le laboratoire spécialisé dans le traitement par désensibilisation des maladies respiratoires liées à l’allergie attend toujours l’enregistrement de son comprimé d’allergènes Oralair Graminées en Allemagne alors que Grazax, le produit d’ALK, est déjà enregistré et reconnu dans les 27 pays membres de l’UE depuis 2006 (3 % de ses ventes en 2007). Ce feu vert est de surcroît l’une des principales conditions préalables à la conclusion d’un accord de partenariat pour le développement et la commercialisation du produit aux Etats-Unis alors que son compétiteur a déjà signé avec Schering-Plough il y a plus d’un an. Cependant, la situation pourrait tourner en faveur de Stallergènes. Du fait du retard pris et des résultats positifs de l’étude pédiatrique de phase III obtenus entre temps, le groupe a décidé de revoir sa stratégie d’enregistrement. «Une fois la licence adulte obtenue, nous allons soumettre une demande d’extension en Allemagne de l’autorisation de mise sur le marché pour une utilisation pédiatrique, puis une procédure de reconnaissance mutuelle (MRP) avec les deux extensions», résume Louis Champion, directeur général du groupe. Le management espère procéder aux lancements commerciaux d’Oralair Graminées pour adultes et enfants-adolescents sur le marché allemand «dès cette année» avant une extension européenne «à partir de fin 2008 début 2009». Parallèlement et sans attendre la signature d’un éventuel accord actuellement en discussion pour le marché nord-américain, le groupe va effectuer une demande d'études cliniques aux Etats-Unis pour Oralair Graminées au plus tard en juin.
Dans ces conditions, les frais de R&D devraient être portés en 2008 entre 17 à 18 % de son chiffre d’affaires (16,2 % en 2007 et 14,2 % en 2006), le pic étant attendu en 2009. Parallèlement, le groupe devrait marquer une pause dans l’amélioration de sa marge brute (+1 point à 77,7 % en 2007) à moins d’une croissance plus soutenue qu’anticipé. A ce stade, le PDG Albert Saporta annonce une croissance de l’activité «d’au moins 10 %» par rapport à 2007.
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