Le processus de dépréciations d’actifs liées au subprime touche à sa fin, selon S&P
Dans un rapport publié hier, l’agence de notation estime que ces écritures comptables pourraient atteindre 285 milliards de dollars
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Tân Le Quang
La fin des dépréciations d’actifs liées à la crise des subprimes est maintenant en vue pour les grandes institutions financières. C’est du moins ce qui ressort d’un rapport de S&P publié hier. L’agence précise que la valeur estimée des dépréciations de titres adossés à des actifs exposés au secteur du crédit à risque américain, principalement des CDO d’ABS (titrisations de titrisations) et des RMBS (titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels), pourrait atteindre 285 milliards de dollars pour le secteur financier mondial. Un chiffre à comparer aux 215 milliards relevés lundi par le régulateur financier japonais, la FSA. Selon cette dernière, les banques américaines comptent pour 55 % de cette évaluation. L’Europe suit avec quelque 78,5 milliards de dollars, soit 36,5 % du total.
De son côté, S&P, qui avait avancé plus tôt dans l’année le chiffre de 265 milliards, justifie les 20 milliards additionnels par un relèvement de ses anticipations de dépréciations sur certains CDO d’ABS de qualité élevée. «L’information positive est que selon nous, le secteur financier semble avoir déjà annoncé la majorité des dépréciations d’ABS subprime», précise le rapport. L’agence de notation estime en particulier, que le gros des dépréciations est probablement passé pour les banques et les courtiers qui ont déjà annoncé leur résultat annuels 2007.
Toutefois, dans une autre étude accompagnant ce rapport, S&P précise que de nouvelles dépréciations sont à attendre, estimant qu’il pourrait y avoir des valorisations mark to market à venir, comme ont pu le montrer la détérioration des indicateurs de marché au premier trimestre. «Les forces de marché ont apporté davatange de pressions baissières sur les valorisations, et nous attendons de voir plus de dépréciations liées à ces pressions dans les semaines et mois à venir». Par ailleurs, l’agence croit que tout impact positif à court terme réduisant le risque subprime dans le système financier, au travers d’une meilleure transparence et des dépréciations, sera compensée par l’aggravation des problèmes du marché immobilier américain et des autres segments des marchés du crédit.
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