Wells Fargo AM lance sa Sicav luxembourgeoise sur le marché français
Wells Fargo Asset Management (AM) franchit un nouveau pas en Europe. Le gestionnaire de la quatrième banque américaine (en termes d’actifs) vient de faire agréer les 13 compartiments de sa Sicav luxembourgeoise en France, ainsi qu’en Irlande et en Suède. Le processus a pris du temps dans ces pays, mais le produit est désormais disponible dans 12 pays d’Europe. Avec l’Allemagne et l’Italie, deux autres marchés prioritaires, la France «fait partie d’une stratégie plus large qui met l’accent sur une approche graduelle des marchés locaux en Europe», explique Andrew Owen, vice-président exécutif de Wells Fargo AM.
La société vise «les fonds de fonds, les caisses de retraite, les banques privées et les entreprises», énumère le responsable. Pour couvrir cette clientèle, elle n’opèrera pas directement à Paris mais depuis Londres, où elle a recruté en fin d’année Alexandre Dussaucy, un ancien commercial de Markov Process International, comme l’a révélé Newsmanagers. Il a rejoint une équipe paneuropéenne de sept personnes, qui devrait bientôt compter trois à cinq vendeurs supplémentaires.
Créé en 2008, le fonds luxembourgeois Wells Fargo Worldwide affichait seulement 2,75 milliards de dollars sous gestion fin 2012. Ses 13 compartiments, dont six lancés cet été, sont axés sur les actions chinoises, les actions émergentes, les métaux ou encore les actions et obligations américaines. «En Europe, notre gamme est intentionnellement encore assez petite car nous avons une approche modérée dans notre expansion», indique Andrew Owen. Pour autant, Wells Fargo AM juge que les classes d’actifs qu’il commercialise sont encore «non disponibles ou peu représentées» sur le contient.
Avant l’agrément de son fonds en France, la société gérait déjà, via des comptes dédiés, 1,7 milliard de dollars pour le compte d’institutionnels français. Soit une part significative de ses 5,2 milliards de dollars d’actifs en Europe. Cependant, la région pèse peu à l’échelle de Wells Fargo AM, encore très centré sur son marché domestique. Sur ses 450 milliards de dollars d’encours au 30 septembre 2012, seuls 30 milliards étaient gérés pour le compte de clients internationaux. Sa maison mère, qui affiche des bénéfices record trimestre après trimestre, semble avoir les moyens de continuer à investir en dehors de ses bases américaines. Sans pour autant révéler d’objectifs chiffrés.
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