La BCE laisse sa politique monétaire inchangée malgré la crise sanitaire
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Valérie Venck, Agefi Dow Jones
Christine Lagarde, la présidente de la BCE, lors de la conférence du presse du 10 septembre 2020.
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Photo Martin Lamberts/ECB
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé jeudi ses taux d’intérêt et ses programmes d’achats d’actifs inchangés, comme anticipé par les économistes.
La BCE a indiqué qu’elle laissait son principal taux de refinancement à 0%, soit le niveau auquel il se trouve depuis mars 2016, et son taux de rémunération des dépôts à -0,5%. La banque centrale a également confirmé ses indications prospectives («forward guidance») sur les taux, indiquant qu’ils resteraient à leurs niveaux actuels ou plus bas jusqu’au retour de l’inflation à un niveau «proche de mais inférieur à 2%».
Le volume du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP), lancé en mars afin de protéger la zone euro contre les répercussions économiques de la crise sanitaire, a été maintenu à 1.350 milliards d’euros et se poursuivra au moins jusqu’en juin 2021. La BCE a répété qu’elle réinvestirait le produit des obligations arrivant à échéance et acquises dans le cadre de ce programme au moins jusqu'à la fin 2022.
Le montant du programme d’assouplissement quantitatif (QE), qui a repris le 1er novembre 2019 et portait initialement sur un volume d’achat de 20 milliards d’euros d’actifs par mois, continue de bénéficier d’une enveloppe supplémentaire de 120 milliards d’euros pour le reste de l’année 2020. Ce programme se poursuivra aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l’effet accommodant de la politique de taux et prendra fin peu avant le premier relèvement des taux d’intérêt, a indiqué la BCE dans son communiqué.
L’institution a de nouveau souligné qu’elle comptait réinvestir la totalité du produit des obligations arrivant à échéance, acquises dans le cadre du QE, pendant une période prolongée après sa première hausse des taux d’intérêt.
Un nouvel assouplissement attendu en décembre
Si le statu quo annoncé jeudi était très largement attendu par les investisseurs, ces derniers surveilleront néanmoins attentivement la réaction de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, à l’aggravation de la crise sanitaire et aux mesures de restriction annoncées dans de nombreux pays d’Europe, à commencer par la France et l’Allemagne.
La plupart des économistes anticipent un nouvel assouplissement de la politique de la BCE, comprenant notamment une augmentation de l’enveloppe du PEPP et peut-être une prolongation de ce programme, à l’issue de la réunion prévue le 10 décembre.
«A cette date, il y aura beaucoup plus d’informations disponibles sur l'évolution de la pandémie, l’effet de la récente série de mesures de restrictions et les équipes de la BCE auront mis à jour leurs projections macroéconomiques. Ces dernières comprennent la publication des premières estimations de croissance et d’inflation pour 2023», explique le stratégiste de Deutsche Bank Jim Reid.
L’activité privée a même chuté en zone dangereuse en mai pour l’Hexagone, notamment pour l’indice PMI «flash» des services (42,9), tandis que le secteur manufacturier est retombé en territoire de contraction. La situation est un peu moins préoccupante en Allemagne.
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