Les start-up françaises butent toujours sur un plafond de verre
Les montants levés par les jeunes pousses françaises sont comparables à ceux observés en Allemagne. Mais les sommes consacrées au développement restent trop rares.
Publié le
Franck Joselin
736 opérations de capital risque en France l’an dernier ont permis de lever 5,03 milliard d’euros.
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Pixabay.
Même si la France n’est pas encore la Grande-Bretagne sur le plan du capital risque, l’Hexagone a tout de même connu une année 2019 en très forte croissance sur ce segment. Une étude EY y recense plus de 736 opérations l’année dernière, pour un montant de 5,03 milliard d’euros. Cette somme fait apparaître une progression de 39% par rapport à l’année précédente. Les données d’EY placent la France au troisième rang européen, loin derrière la Grande Bretagne qui totalise 11,43 milliards d’euros levés, mais tout juste derrière l’Allemagne et ses 6,09 milliards d’euros.
Ces chiffres pourraient paraître encourageants, mais ils marquent tout de même un problème propre à la France. Sur ces 5 milliards engrangés, seulement 575 millions d’euros, répartis en quatre levées de fonds, concernent des opérations de développement, correspondant à des sommes collectées supérieures à 100 millions d’euros (le growth capital). Il s’agit des levées de fonds effectuées par Meero, pour 205 millions d’euros, Doctolib, à 150 millions d’euros ainsi que par Ynsect et ManoMano à 110 millions chacune.
A la différence de la France, en Allemagne, par exemple, avec 2,95 milliards d’euros, les opérations liées au développement concernent quasiment la moitié des levées de fonds. C’est d’ailleurs cette anomalie française qu’avaient mis en lumière le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, et Cédric O, secrétaire d’état au Numérique, lors la signature de la charte pour le financement des entreprises technologiques le 13 janvier dernier. Franck Sebag, associé chez EY, en charge du secteur Fast Growing Companies, pour l’Europe occidentale et le Maghreb, explique que «la France est simplement en retard dans le cycle du capital investissement par rapport à la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. Cependant, il n’y a pas d’incapacité structurelle à créer des licornes en France».
Franck Sebag estime tout à fait réalisable l’objectif de 25 licornes en 2025 fixé par le ministre de l’Economie : «Il faut environ cinq ans pour que se crée une licorne. Dans les prochaines années, nous devrions donc voir se multiplier les levées de fonds de plus de 100 millions d’euros sur le marché français ».
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