Quels rendements pour quelle frontière efficiente ?
Le graphique ci-contre montre trois frontières efficientes d’un portefeuille d’actions développées et d’obligations souveraines notées AAA. Ces trois frontières se différencient par les hypothèses de rendement retenues.
La première repose sur les rentabilités historiques observées depuis l’année 1990 qui marque le début du régime moderne d’inflation modérée. La seconde frontière est établie sur la base des rentabilités généralement observées sur très longue période et qui sont devenues des grandeurs conventionnelles représentant des faits stylisés. La troisième frontière «ex ante» correspond aux rendements nominaux que l’on pourrait raisonnablement attendre à long terme compte tenu des niveaux des taux d’intérêts et des rendement en dividendes début 2013. Cette figure montre que le profil des frontières efficientes est très sensibles aux hypothèses de rendement retenues. La frontière qui repose sur les rendements historiques apparaît assez peu crédible sur longue période avec des rendements des portefeuilles peu risqués exceptionnels compte tenu de la désinflation sur la période et de l’environnement plus récent de répression financière.
Les rendements attendus aujourd’hui impliquent une prise de risque plus grande pour un même niveau de rendement. Le rendement réel des portefeuilles les moins risqués (mais sans monétaire) devenant presque nul.
Dès lors, il devient crucial de fonder les allocations stratégiques sur la base de rendements attendus, ainsi que sur une gamme plus large de classes d’actifs
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