Plusieurs moteurs jouent sur l’appréciation de l’euro
Les évolutions de parités de changes, si elles restent difficiles à prévoir, sont principalement liées à deux facteurs : les variables économiques, telles que les différentiels de croissance, de prix, de taux d’intérêt, les balances courantes d’une part, et les flux d’autre part.
Du côté des variables économiques, la zone euro affiche indéniablement une balance courante largement excédentaire. Le graphique montre en effet un excédent des paiements courants supérieur à 2 points de PIB, pour la première fois depuis la création de la zone. Fait intéressant également, c’est la balance commerciale qui contribue majoritairement à cet excédent, cette dernière s’étant nettement améliorée sous l’effet de la «purge» d’après-crise qui a abouti au net ralentissement, voire à la contraction de la demande interne dans certains pays de la zone et donc un net ralentissement des importations. Ainsi, la hausse de l’euro ne serait-elle que la traduction mécanique d’un solde commercial et des paiements courants positifs et en progression?
Sans doute pas uniquement. Les flux semblent en effet avoir joué un rôle moteur dans l’appréciation de la devise européenne au cours des 12 à 18 derniers mois. A la suite des anticipations puis de la mise en application effective du «tapering» de la Réserve Fédérale américaine, les flux des investisseurs internationaux se sont largement orientés vers les marchés des actions européens : mais aussi et surtout des obligations, notamment des pays périphériques.
Si la BCE ne s’exprime pas officiellement sur le niveau de la devise, il est clair que le niveau actuel de l’euro ouvre la porte à une action de la banque centrale, qui pourrait trouver ici un outil très utile pour reflater l’économie européenne par une dépréciation de la devise.
{"title":"","image":"80926»,"legend":"La zone euro affiche une balance courante largement exc\u00e9dentaire.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages. -
Roquette émet une obligation hybride de 600 millions d'euros
Les produits nets de l'émission des obligations seront utilisés pour des besoins courants d’entreprise. -
EXCLUSIFWemo Reim change la structure de frais de sa SCPI Wemo One
Quelques semaines après avoir revalorisé son prix de part, la société a fait voter deux résolutions majeures à une large majorité lors de l'assemblée générale vendredi 17 avril. -
Partners Group lève 9 milliards de dollars dans le secondaire
Composée d’un fonds fermé et de mandats, l'enveloppe collectée par la société helvétique s’inscrit dans la dynamique d’un segment devenu stratégique pour la liquidité des investisseurs. -
Les stratégistes reviennent sur la tech américaine et les taux courts européens
Alors que la réouverture du détroit d’Ormuz renforce l’optimisme sur un accord entre les Etats-Unis et l’Iran, stratégistes de banques et gérants avaient déjà commencé à bouger leurs pions vers les actions américaines et les obligations en Europe.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ?
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Arkéa AM se rapproche de son objectif d’encours à 2030
- Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat