«Nous pourrions renforcer nos allocations actions sur des retours de marché»
- L’Agefi : L’attrait pour le financement obligataire vous incite-t-il à privilégier cette classe d’actifs ?
- Sandra Craignou : L’environnement macroéconomique des six derniers mois a été favorable aux actifs risqués et notamment aux marchés de crédit. Nous avons pu constater une contraction marquée des spreads de crédit, et des indices de volatilité sur les actions. Compte tenu de la recherche de rendement, nous pouvons envisager une contraction supplémentaire des spreads de crédit. Des facteurs techniques, comme la refonte des contraintes réglementaires et la demande soutenue de la part des fonds de pension ou des assureurs devraient inciter à la détention d’obligations au détriment des actions. Toutefois, il convient d’être particulièrement sélectif dans le choix des secteurs ou des valeurs car les résultats des corporates ne seront pas immunisés contre l’impact sur leur bilan, d’économies en faible croissance, voire en récession.
- Pourquoi ne vous renforcez-vous pas plus en actions ?
- L’environnement macroéconomique et financier reste incertain : élections italiennes, mur fiscal et plafond de la dette aux Etats-Unis, croissance en berne en Europe, situation de l’Espagne. Cela pourrait induire à la fois de la volatilité mais aussi entraîner des corrections sur les marchés actions. En revanche, les politiques monétaires accommodantes conduites par les grandes banques centrales ont clairement changé le sentiment des investisseurs et nous avons augmenté nos allocations en actions au cours du deuxième semestre de l’année passée. Nous pourrions renforcer à nouveau nos allocations actions sur des retours de marchés, ou en présence d’un catalyseur significatif.
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