L’incubateur Emergence avance dans son projet de compartiment pour les gérants actions
Le fonds d’incubation Emergence a diffusé la semaine dernière, auprès des membres de l’Association française de la gestion financière, un appel à candidatures pour sélectionner le délégataire de son futur compartiment actions. Les gérants intéressés ont jusqu’au 21 mai pour manifester leur intérêt. La clôture du dépôt des dossiers est fixée au 3 juin. Une première sélection devrait intervenir en deuxième quinzaine et la désignation du vainqueur pour le forum financier de Paris Europlace en juillet.
Lancée en 2012 par le pôle de compétitivité Finance Innovation, Emergence est une Sicav, dont la vocation est de soutenir les premières levées de fonds de jeunes sociétés de gestion françaises en leur confiant des capitaux. Elle se voit doter progressivement de compartiments destinés à couvrir la plupart des classes d’actifs. L’appel d’offres actuel est donc destiné aux futurs gérants tournés vers les actions ou les quasi-fonds propres. «L’objectif de ce compartiment sera d’incuber des fonds proposant des stratégies innovantes et des compétences spécialisées» et «ayant des ambitions internationales», indique le document consulté par L’Agefi.
Le gérant délégataire du nouveau compartiment aura la charge, outre les tâches administratives, de sélectionner les futurs fonds incubés.
Une expérience dans l’incubation comptera pour 25% dans le choix du vainqueur. Les autres critères de sélection sont les moyens mis à disposition (15%), la capacité à détecter des talents (15%), la capacité d’accompagnement en développement et en commercialisation (15%), la capacité de sélection des fonds actions, la gestion des risques et le reporting (10% chacun). Le délégataire percevra une rémunération de 0,8% de l’actif net du compartiment au titre des frais de fonctionnement et de gestion et de 0,2% des produits d’activité des fonds incubés.
Une fois le délégataire sélectionné, l’ambition est de collecter entre 150 et 300 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels – un montant qui excéderait celui du premier compartiment, consacré aux fonds de performance absolue: «La gestion alternative a encore mauvaise presse auprès de certains investisseurs institutionnels français comme les caisses de retraites; les actions sont une classe d’actifs plus facile à appréhender pour leur comité d’investissement», rappelle à L’Agefi Alain Leclair, président d’Emergence. Les tickets unitaires devraient être compris entre 30 et 50 millions d’euros.
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