Les rendements des obligations d’Etat ne reflètent plus leur profil de risque
Le rendement à dix ans des obligations américaines n’a pas été aussi bas depuis 50 ans et la plupart des obligations d’Etat des pays développés ont des taux inférieurs à 2%, souligne l’article de recherche écrit par Jérôme Teïletche, Managing Director d’Unigestion.
L’auteur se concentre sur l’augmentation du risque d’asymétrie négative dans la répartition des obligations d'État. En d’autres termes, de nombreuses obligations d’Etat affichent actuellement des taux faibles alors qu’elles peuvent présenter des profils de risque très diffèrents. L’aplatissement général des taux qui prévaut efface artificiellement les différences entre actifs, en plus de baisser globalement les revenus associés, ce qui complique grandement la formation de portefeuilles par les gérants d’actifs.
Cette situation «est caractéristique des stratégies d’investissement où la volatilité sous-estime largement le véritable risque des actifs, comme lors de la souscription de put action, ou le spread de credit buy-and-hold», écrit Jérôme Teïletche. Dans des circonstances plus classiques, ce type de risque n’est pas associé à des obligations d'État mais plutôt aux actions. Ce sont les récentes politiques de quantitative easing menées par les banques centrales qui ont totalement rebattu les cartes, les investisseurs ne pouvant plus se fier au seul taux d’une obligation pour en déterminer le risque, c’est pourquoi l’auteur nous propose une autre méthode d’analyse pour ce contexte exceptionnel de taux bas généralisés.
Retrouvez les contributions de Jérôme Teïletche dans l’espace «Communautés» de l’Agefi.fr
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