Les politiques ultra-accommodantes creusent les inégalités, alerte Amundi
La société de gestion d’actifs met en garde contre l’ampleur des politiques monétaires expansionnistes qui aggravent les inégalités économiques.
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Agefi.fr
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Bloomberg
Quels sont les dommages collatéraux des politiques ultra-accommodantes dans lesquelles se sont lancées les banques centrales depuis la crise de 2008 ? C’est à cette question que s’attaque Amundi dans son focus « Politiques monétaires ultra-accommodantes : quels sont les risques inhérents? » publié le 23 juin. La société de gestion montre que les perspectives d’inflation et de croissance dans les pays développés restent à des niveaux décevants. Plus grave, les politiques d’assouplissement quantitatif favorisent la prise de décisions plus risquées de la part des investisseurs, l’augmentation de la dette souveraine mondiale ou encore le creusement des inégalités.
Amundi rappelle que les banques centrales considèrent fréquemment que les inégalités induites par leurs politiques sont un « mal nécessaire ». « La Banque d’Angleterre, qui a mené une politique active de QE, a officiellement déclaré que les effets de redistribution étaient « inévitables » mais que la situation économique générale aurait été bien pire si elle n’y avait pas eu recours », précise la société de gestion.
En fait, les banques centrales ont tendance à croire qu'« en permettant une stabilisation de l’activité et une décrue du chômage, les outils de politique monétaire ultra-accommodants bénéficieraient au plus grand nombre », affirme Amundi. Pourtant, d’après ses chiffres, en 2013, les 10% des Américains les plus riches détenaient 75% du capital total alors que ce taux s’élevait à 70% en 2008.
Ce focus d’Amundi n’en est pas sans rappeler l’étude de Standard and Poor’s de février 2016 qui précisait que les inégalités causées par les mesures de quantitative easing mettaient en péril la croissance de long terme.
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