«Les obligations souveraines présentent un intérêt en termes de diversification»
Johanna Kyrklund, responsable de la gestion multi-actifs chez Schroders
Publié le
Yves-Marc Le Réour
- L’Agefi: Pourquoi avoir si fortement réduit votre exposition aux obligations?
- Johanna Kyrklund: Conséquence directe de la recherche de rendement toujours menée par les investisseurs, les valorisations des obligations d’entreprises classées en «investment grade» et «high yield» nous paraissent actuellement élevées. Nous sommes ainsi sortis de toutes nos positions liées aux titres en catégorie «investissement», tout en nous allégeant sur la dette à haut rendement. En ce qui concerne les obligations souveraines, elles présentent un intérêt en termes de diversification et devraient en outre être soutenues par l’orientation actuelle de la courbe des taux. En revanche, le programme de «tapering» (réduction des injections de liquidité) de la Réserve fédérale américaine reste un facteur de risque. Nous nous attendons à ce que cette classe d’actifs évolue dans une fourchette étroite et nous nous préparons à une gestion tactique au cours de 2014.
- Quel est pour vous le principal intérêt des actifs alternatifs?
- En visant plus largement pour inclure les actifs alternatifs, nous pouvons augmenter la flexibilité de notre portefeuille. Par exemple, notre exposition au secteur des infrastructures nous a assuré à la fois un rendement attractif et une protection contre l’inflation. Par ailleurs, de faibles corrélations peuvent également apporter des opportunités de diversification, notamment sur les titres ILS (insurance-linked securities). Cependant, tout comme pour les autres classes d’actifs, il est important de prendre en compte les valorisations et de ne pas avoir à surpayer ces actifs.
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