Les IPO des sociétés chinoises se heurtent à un renforcement des critères à l'étranger
Les autorités de régulation chinoises ont abrogé les règles contraignantes pour les sociétés locales cherchant à s’introduire en Bourse à l’étranger. Jusqu’à présent, elles devaient détenir un montant d’actifs nets minimum de 400 millions de yuans (49 millions d’euros), un résultat net minimum de 60 millions pour une levée de fonds dépassant les 50 millions.
Les demandes de cotations à l’étranger seront en outre soumises directement aux autorités nationales, sans avoir à obtenir préalablement, comme c’est le cas actuellement, l’aval des autorités régionales, selon l’autorité chinoise de régulation des marchés, la CSRC.
Des mesures qui prendront effet dès le début de la nouvelle année et qui devraient permettre notamment aux PME chinoises, qui souffrent actuellement des restrictions monétaires et du ralentissement de la croissance dans le pays, de trouver des sources de financement externes complémentaires.
Freinées par la piètre performance de l’indice de Shanghai, en baisse de 2% depuis le début de l’année, les sociétés chinoises ont levé 103,4 milliards de yuans sur le marché local sur les dix premiers mois de l’année, 60% de moins qu’en 2011, selon les chiffres de la CSRC.
Un record de 800 sociétés chinoises attendent d’être cotées, mais les places mondiales sont loin de pratiquer la politique de bras ouverts.
Théoriquement, la place de Hong Kong devrait bénéficier de cette simplification comme le souligne Deloitte Touche dans une étude récente. Pourtant, les autorités hongkongaises ont récemment mis un tour de vis drastiques aux nouveaux projets de cotations afin de restaurer la confiance des investisseurs, écornée par des scandales visant de nombreuses manipulations comptables de sociétés cotées sur la place.
Comme toutes les autres, les sociétés chinoises appelées à se coter à Hong Kong seront donc contraintes par leurs banques conseils à fournir un maximum de transparence sur leurs comptes et dans des délais jugés raisonnables afin qu’elles puissent être analysées correctement. A défaut, les banques risquent des poursuites pénales. Cette année, Hong Kong a reculé au quatrième rang dans le classement des IPO mondiales.
Des décisions qui font en outre écho à la menace récente exercée par la SEC sur les gros cabinets d’audit concernant la sincérité des comptes des sociétés chinoises introduites sur les marchés américains, les menaçant même de révocation de leur licence.
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