Les investisseurs étrangers attendent une ouverture accrue des marchés chinois
L’ouverture des marché chinois avance trop lentement au goût des investisseurs étrangers. Dans le cadre du programme QFII qui concerne quelque 201 institutions internationales, ils se sont vus offrir la possibilité d’investir 15,8 milliards de dollars supplémentaires sur les marchés chinois en 2012, portant le montant total du quota à 37,4 milliards, selon des chiffres publiés par l’administration chinoise des échanges extérieurs (SAFE). «Sur un plan réglementaire, nous n’avons jamais rien vu de tel auparavant, et cela va continuer en 2013» estime Winnie Deng, analyste chez Z-Ben Advisors.
Un montant record et en augmentation exponentielle. Sur le seul mois de décembre, des institutions telles que Morgan Stanley et Deutsche Bank se sont vus accorder le droit d’investir 1,4 milliard de dollars supplémentaires, pour un montant total supplémentaire de 1,9 milliard sur l’année 2011. Ce matin, le président de l’autorité de régulation des marchés chinois (CSRC), Guo Shuqing, indiquait que le montant des quotas imposés dans les programmes QFII et RQFII pourrait être multiplié par dix, sans pour autant donner de calendrier précis.
«Nous sommes intéressés par des quotas d’investissements plus importants» a indiqué au Wall Street Journal une porte-parole de Norges Bank qui a vu le montant de son quota augmenter de 700 millions de dollars en 2010 à un milliard l’an passé. Et d’ajouter que «la taille et la croissance de l’économie et des marchés en Chine sont intéressants, mais l’accès à ces marchés est encore trop limité». Le marché action chinois pèse 24.000 milliards de yuans (2.900 milliards d’euros) de capitalisation boursière. Le poids maximal des investissements étrangers ne représente ainsi que 1% du marché action chinois. Sans compter que certains investisseurs préfèrent se tourner vers des places étrangères pour investir dans des sociétés chinoises. «Pour l’heure, nous estimons avoir suffisamment d’opportunités d’investissements sans avoir accès au programme QFII» indique Audrey Kaplan, gérante chez Federated Investors dont le portefeuille était exposé fin 2012 à hauteur de 12% à des sociétés cotées à Hong Kong et aux Etats-Unis. A l’instar de nombre d’investisseurs internationaux, Audrey Kaplan réclame un agenda précis sur la complète convertibilité du yuan, une plus grande transparence sur le régime de taxe du programme QFII, ainsi qu’un accès élargi au marché des obligations en Chine.
Plus d'articles du même thème
-
Le rial iranien en perdition
Retrouvez comme chaque semaine, le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation. -
Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Le fonds souverain saoudien a pris la décision de ne plus financer le LIV Golf, une compétition de golf qui depuis sa création en 2021 a ébranlé le monde des circuits de golf professionnels. -
Les fonds de pension britanniques devront jouer le jeu de la préférence nationale
La chancelière de l'Échiquier du Royaume-Uni a remporté une bataille pour contraindre les fonds de pension à investir leurs actifs dans le pays. -
Nomura AM International crée le poste de directeur des investissements
Il revient à Andrew Goldberg qui a passé plus de vingt ans chez JP Morgan, où il a créé le Guide des marchés et dirigé des initiatives sur les actifs alternatifs.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Survivalisme« Sans primaire, ce sera l’apocalypse chez nous » : chez les Ecologistes, Marine Tondelier acculée par ses opposants internes
Le « there is no alternative » à la primaire de Marine Tondelier ne suffit pas à ramener l’ordre dans la maison écologiste. A mesure que l’illusion d’une candidature commune se dissipe, la numéro 1 des Verts se voit contrainte de sortir de l’ambiguïté : peut-elle faire cavalier seul en 2027 ? Si oui, en a-t-elle les moyens ? Sinon, derrière qui se ranger pour négocier un accord législatif sans se renier ? -
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035.