Les institutionnels français sont prêts à renforcer leur poche actions
La hausse soutenue des actions ces derniers mois ne dissuade pas les investisseurs institutionnels français de renforcer leur exposition à ce marché, bien au contraire. Plus de 60% d’entre eux ont en effet l’intention d’augmenter leur poche actions au cours des douze prochains mois, selon le dernier Baromètre Allocation Actions, réalisé par L’Agefi en partenariat avec Axa IM.
Près d’une soixantaine d’investisseurs institutionnels de la place ont été interrogés et aucun n’a d’ailleurs exprimé l’intention de réduire à l’inverse sa poche actions. Leur sentiment vis-à-vis de ce marché s’est ainsi considérablement amélioré depuis septembre dernier, date de la dernière enquête: seul un bon tiers d’entre eux imaginait augmenter son exposition aux actions dans les 12 mois, tandis que 14% souhaitaient la diminuer. De même, 34% disaient avoir une confiance élevée (et 12% une confiance très faible, contre 0% aujourd’hui), à un horizon de trois mois, vis-à-vis de cette classe d’actifs. Ils sont désormais 41%.
Cet appétit pour les actions se concrétise aussi par un sentiment positif sur chacune des zones géographiques du monde. Le marché américain fait la quasi-unanimité à 96% (contre 64% précédemment), tandis que les marchés émergents recueillent les plus faibles suffrages à 53%, l’Europe se plaçant à mi-chemin à 67% (contre 57% et même 43% pour la France, en septembre 2012).
En termes de stratégie d’investissement cependant, l’approche par zone géographique est loin d’être privilégiée. Seuls 8% des professionnels interrogés la citent en premier lieu, à égalité avec l’approche par style, derrière l’approche par capitalisation (17%), l’approche par secteurs et thèmes étant mise en œuvre par une majorité d’entre eux. Toujours au chapitre des techniques de gestion, la recherche de surperformance vis-à-vis des marchés actions reste un objectif pour près des trois quarts des investisseurs institutionnels français, qui sont 71% à avoir d’abord recours à la gestion active.
La volonté de renforcer l’exposition aux marchés actions se traduit cependant par un intérêt un peu plus marqué pour la gestion passive ou indicielle, puisqu’elle est privilégiée désormais par 29% de ces acteurs, contre 21% à l’automne dernier.
Plus d'articles du même thème
-
Intel prévoit une augmentation de capital de 15 milliards de dollars
Avec un cours multiplié par cinq depuis son plus bas de l’été dernier, Intel capitalise sur l’engouement pour l’IA. Il en profite pour conforter son bilan avec la vente de nouveaux titres. Une première depuis sa cotation en 1971. -
Les perspectives des banques françaises s'assombrissent
Les résultats financiers des banques françaises ont été très solides au premier semestre. Pour autant, il n’y a pas de quoi pavoiser selon Fitch Ratings qui maintient une perspective négative sur le secteur pour 2026. En cause : plusieurs facteurs de risques auxquels le Crédit Mutuel Alliance Fédérale apparaît plus exposé que les autres. -
Les agents immobiliers doivent repenser la prospection avec les nouvelles règles du démarchage
A compter du 11 août, les agents immobiliers ne pourront plus appeler librement les particuliers ayant mis leur bien en vente sur les sites d’annonces. Une interdiction qui pourrait transformer en profondeur les méthodes de prospection d’un secteur habitué au démarchage à froid. -
Robeco privilégie les trajectoires aux historiques d’émissions
L'équation entre le temps court des marchés et le temps long de la transition reste un défi. Le gestionnaire d'actifs néerlandais lance une nouvelle génération d’indices conçue pour identifier les entreprises les mieux préparées aux défis climatiques de demain. -
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
Le gestionnaire d’actifs américain va répliquer son véhicule déjà présent à la Bourse de New York. -
Revolut se soumet au superviseur français pour crédibiliser son modèle
L'agrément de plein exercice obtenu auprès de l'ACPR et de la BCE donne à la néobanque un gage de sérieux auprès des clients comme des investisseurs. Elle doit également lui permettre de libérer un potentiel de croissance important.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- De prince déchu de l’IA à lanceur d’alerte malgré lui
- BlackRock lance la tokenisation de ses fonds monétaires UCITS en Europe
- AllianzGI accélère son expansion en Asie avec l'acquisition d'UOB Asset Management
- Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
- Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
Contenu de nos partenaires
-
En apnéePrix des médicaments : l’Europe retient son souffle face à Trump
Le président américain ne décolère pas contre les différentiels de prix des produits pharmaceutiques entre les Etats-Unis et l’Europe, faisant planer la menace d'un affrontement -
En France, un financement des médicaments innovants au bord de l'implosion
L’Assurance maladie ne cesse d’alerter sur l’explosion des dépenses pour les médicaments innovants. Avec les pressions américaines sur les prix, les laboratoires trouvent un argument supplémentaire -
Les réseaux électriques européens à l'épreuve de l'éclipse solaire
Alors que l'énergie solaire représente entre 20 % et 25 % de la production d'électricité de l'UE pendant l'été, les gestionnaires de réseau européens se préparent depuis des mois à cette baisse éphémère de la production