Les institutionnels français diversifient timidement leurs portefeuilles
La diversification des portefeuilles des investisseurs institutionnels français se fait à pas comptés. Selon l’enquête 2014 de l’Association françaises des investisseurs institutionnels (Af2i), les obligations et les actions restent largement prépondérantes. Sur les 1.985 milliards d’euros d’actifs gérés à fin 2014 par les répondants à l’enquête, soit environ les trois quarts du secteur français, 72,7% étaient placés en obligations et 12,2% en actions, laissant ainsi peu d’espace aux autres classes d’actifs. L’immobilier représente 4,4% des montants gérés, juste devant les liquidités (4,1%).
L’enquête relève toutefois la progression des investissements en infrastructures (+40%), même si le montant reste limité à 10,7 milliards d’euros. Elle souligne aussi la progression des prêts, dont le poids est passé de 1% à 1,5%. Ce dernier développement «correspond bien sûr à la nécessité pour les investisseurs de rechercher du rendement», indique l’étude. Cette classe d’actifs profite notamment de la modification en août 2013 du Code des assurances puis fin 2014 du Code de la mutualité afin de faciliter les investissements de ces acteurs dans des prêts émis par des entreprises non notées et/ou non cotées.
Pour les obligations, l’enquête note un retour des investisseurs sur les titres souverains qui représentent 46% de la poche obligataire, contre moins de 45% en 2013. L’essentiel de l’augmentation provient toutefois de la valorisation des obligations consécutive à la baisse des taux. En 2011, les obligations souveraines représentaient 51% des portefeuilles. Pour les actions, l’enquête constate un net recentrage sur l’Europe, à hauteur de 78%, comme avant la crise de la dette de 2012.
{"title":"","image":"93488»,"legend":"Les investissements en infrastructures progressent de 40%, mais leur montant reste limit\u00e9 \u00e0 10,7 milliards d\u2019euros. Illustration L\u2019Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Un Shein en perte de vitesse se présente à la Bourse de Hong Kong
Le géant controversé de la fast fashion a publié le 26 juillet son document d'introduction en Bourse. Il a signé une perte au premier trimestre et pâtit des taxations imposées aux petits colis dans les pays occidentaux. -
Le déficit commercial français reste plus lourd qu'avant la crise sanitaire
Le solde commercial français dépend de quatre principaux secteurs industriels qui n’ont pas retrouvé le même niveau d’exportations qu’avant la pandémie de Covid, hormis le secteur du luxe. -
Face au risque climatique, la tutelle des assureurs les appelle à se mobiliser sur la prévention
Alors que les incendies font rage près de Bordeaux, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a conduit en 2025 et 2026 une revue de la gestion des risques liés au changement climatique. De bonnes pratiques ont été relevées chez les assureurs, mais les actions de prévention restent à déployer. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Le gendarme américain de la Bourse ouvre le dossier des coffres-forts crypto
Le régulateur des marchés financiers américains débute son travail sur les actifs de la finance décentralisée. Tout en adoptant une posture ouverte au dialogue, il rappelle aux acteurs que certains coffres-forts ou protocoles rentrent dans le giron législatif des valeurs mobilières. -
Ardian poursuit la réorganisation de sa gouvernance
François Jerphagnon succède à Mathias Burghardt à la présidence du directoire d'Ardian France. Ce dernier quitte ses fonctions exécutives pour se consacrer à l'activité Infrastructure.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
- BNP Paribas collecte 6 milliards d’euros en gestion d’actifs au deuxième trimestre 2026
- Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
Contenu de nos partenaires
-
Cocktail explosifMégafeux : pourquoi ce n'est que le début
« Orage de feu » jamais vu, record d'évacuations, trentaine de foyers actifs simultanément : ce pire épisode d'incendies que le pays ait connu depuis 1949 illustre ce que les climatologues annoncent depuis des années -
EditorialCanicules, mégafeux : l'impasse de l'infantilisation citoyenne
Il est temps de changer de paradigme. Le précautionnisme a vécu. Pratiquée par tous nos dirigeants, cette religion de la protection absolue – « quoi qu'il en coûte » – sonne de plus en plus comme une promesse creuse -
BatailleA400M, bulldozers, sapeurs : la mobilisation maximale des militaires face aux feux
Les armées fournissent matériels et personnels face aux incendies, en plus d’une brigade dédiée à la sécurité civile. Et fait monter en puissance ses dispositifs