Les gérants fixent leur approche du coût de la recherche sous MIF 2
Deutsche AM et Franklin Templeton, comme la majorité des asset managers qui se sont déclarés à ce jour, ne transféreront pas ces coûts à leurs clients.
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Alexandre Garabedian
Les coûts de la recherche devront être facturés séparément en 2018.
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Un à un, les grands gestionnaires d’actifs présents en Europe choisissent leur camp en matière de facturation de la recherche financière. Et une majorité semble opter pour la solution consistant à laisser leurs clients hors du processus. Mercredi, Deutsche AM et Franklin Templeton ont été les derniers en date à confirmer qu’ils absorberont le coût de la recherche dans le cadre de MIF 2 à son entrée en vigueur en 2018. La directive oblige les banques, brokers et entreprises d’investissement à facturer séparément des frais d’exécution les coûts de la recherche fournie au buy side. Les gérants, à leur tour, ont le choix entre transférer ces coûts à leurs fonds, ou bien les payer de leur poche.
Deutsche AM et Franklin Templeton se rangent ainsi à la majorité du moment - quelques dizaines de gérants ayant officialisé pour l’instant leur approche. Aberdeen Standard Investment, mardi, a également indiqué prendre à sa charge les coûts de recherche. Dans ce groupe, on trouve de grands noms du secteur comme AllianzGI et son cousin Pimco, JPMorgan AM, M&G, NN IP ou Robeco. Ce choix présente un intérêt marketing certain. Vanguard, le géant de la gestion passive et donc moins consommateur de recherche que des gérants actifs, se classe dans cette catégorie.
Les grandes maisons qui jugent préférable de transférer le coût de la recherche à leurs clients sont moins nombreuses, à peine une dizaine. Amundi, Man ou Schroders en font partie.
Dans tous les cas, la chaîne de valeur de la recherche financière évoluera profondément. En particulier, «absorber les coûts de recherche sera démesurément lourd pour les gérants de petite et moyenne tailles, et en particulier pour ceux ayant des offres très diversifiées», note le cabinet Oliver Wyman dans une étude publiée ce mois-ci. Les gestionnaires d’actifs vont faire pression sur les tarifs et réduire le nombre de leurs prestataires, ce qui pourrait amputer de 1,5 milliard de dollars les revenus de l’industrie du courtage, selon Oliver Wyman. «Deutsche AM négociera avec ses fournisseurs de recherche tiers pour optimiser les coûts», confirme la filiale de Deutsche Bank dans son communiqué.
Par ailleurs, le débat fait rage chez les banques et les courtiers sur l’opportunité de faire payer ou pas certains pans de leur recherche, comme l’analyse crédit.
La collecte a été portées par différents pays et différentes typologies de clientèle. R-co Valor et R-co Conviction Credit Euro attirent une bonne partie des flux. Cela permet à la société de gestion d'atteindre les 50 milliards d'euros d'encours.
Goldman Sachs renforce ses positions dans la gestion externalisée des retraites, un marché très disputé où s’affrontent notamment BlackRock, Mercer et Russell Investments.
L’Autorité des marchés européenne a sélectionné mardi le fournisseur de la base de données consolidée sur les produits dérivés de gré à gré (OTC) de l’UE avec Transparent Markets Europe (TME). Les fournisseurs des bases obligataires britannique (Etrading Software) et européenne (Ediphy) ont mis fin à leur conflit en mai. Et EuroCTP lancera la commercialisation de la base actions de l’UE dans les prochains jours.
Le plus important asset manager britannique indépendant cède Benchmark, son activité de conseil financier sur le segment mass affluent gérant 37,1 milliards de livres, à Söderberg & Partners, un groupe présent dans le conseil financier et le courtage d'assurance dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Eurizon regarde de plus en plus au-delà des frontières italiennes, rapporte Bluerating, citant un article d’Expansión. La société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo a en effet engagé une démarche de renforcement international. Aujourd’hui, 17 % des encours d’Eurizon proviennent d’une clientèle extérieure au groupe Intesa Sanpaolo, mais l’objectif est d’augmenter encore cette part.
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés.
La société créée par Cathie Wood a enregistré quatre ETF actifs et un Eltif dans l'Hexagone en début d'année. Pour couvrir la clientèle, la société s'appuiera sur Olivier Guichard, au sein de l'apporteur d'affaires spécialisé espagnol Capital Strategies Partners.
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