Les économistes prédisent la fin de la ruée vers l’or
La chute du cours de l’or enclenchée à l’automne dernier s’est accélérée depuis le début du mois de février, l’once s’établissant désormais autour des 1.587 dollars contre 1.800 dollars en octobre 2012. L’essentiel de l’essoufflement du statut de valeur refuge s’explique par l’amélioration de la conjoncture économique aux Etats-Unis, et la dissipation des craintes d’explosion de la zone euro, un contexte qui a redonné de l’appétit pour le risque aux investisseurs.
Le ralentissement de la demande d’or en Chine et en Inde a aussi pesé dans la balance. Du côté des investisseurs, les hedge funds ont réduit leurs positions sur le métal précieux. Les milliardaires George Soros et Louis Moore Bacon ont notamment allégé leurs positions au cours du dernier trimestre 2012. Les fonds indiciels cotés ETF ont vu leurs avoirs diminuer, une tendance qui devrait se poursuivre selon les courtiers. En janvier, les stocks d’or détenus par les ETF se sont allégés de 14 tonnes. Le mouvement s’est amplifié en février. A lui seul l’ETF de SPDR, le plus important sur le marché, a vu ses positions fondre de 58 tonnes depuis le début du mois de février, indique BNP Paribas CIB.
Dans ce contexte, les économistes revoient leurs perspectives à la baisse. Selon Goldman Sachs qui a révisé ses objectifs à 3, 6 et 12 mois, l’once devrait s’établir à 1.550 dollars à horizon un an contre une estimation initiale de 1.800 dollars. BNP Paribas CIB a aussi réduit ses prévisions pour 2013 et 2014. Anne-Laure Tremblay, stratégiste pour la banque, s’attend désormais à un cours moyen de 1.670 dollars l’once pour cette année, et 1.595 dollars pour 2014. Elle table toutefois sur un rebond courant 2013 mais estime que le potentiel de hausse paraît limité sur le court terme. «L’or aura du mal à se maintenir durablement au-delà des 1.800 dollars l’once», indique-t-elle.
Les facteurs qui ont alimenté la stagnation depuis la fin 2011 devraient se maintenir jusqu’à la fin du deuxième semestre 2014, avant que le prix de l’once ne parte sous les 1.500 dollars, selon BNP Paribas CIB. La banque fixe à 1.530 dollars le seuil test pour l’or. Ce niveau a déjà été atteint à trois reprises depuis septembre 2011. Une évolution durable en dessous de ce palier signifierait la fin du rally observé ces dernières années sur le métal précieux, conclut Anne-Laure Tremblay.
Plus d'articles du même thème
-
L’Europe reporte de trois ans la finalisation du cadre réglementaire bancaire de Bâle
Les banques européennes bénéficieront d’un sursis supplémentaire pour appliquer les normes de Bâle relatives aux risques de marché. L’Europe attend de voir comment les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne appliqueront ces normes. -
Les résultats décevants de Broadcom stoppent les fabricants de puces dans leur élan
Malgré sa montée en puissance dans l'intelligence artificielle, le groupe américain ne parvient pas à satisfaire les attentes élevées des investisseurs et efface plus de 300 milliards de dollars de capitalisation boursière. -
En Italie, un consortium bancaire émerge pour lancer un stablecoin euro
Le réseau de paiement Bancomat annonce la création d'un consortium de neuf banques italiennes pour lancer un stablecoin euro appelé Eur.Bank d'ici la fin de l'année ou au début de 2027. D'autres banques devraient rejoindre le partenariat. -
Les entreprises prennent à cœur leur devoir de reporting CSRD
L’enquête de KPMG relève une nette montée en maturité pour les grandes entreprises françaises dans un cadre réglementaire en évolution. -
Mircap Partners dépasse la cible initiale pour son deuxième fonds
La société de gestion créée par Michele Mezzarobba et François Pinel de Golleville récolte 126 millions d'euros auprès de family offices et de particuliers fortunés pour son véhicule de co-investissement. -
Azimut Capital Management nomme un directeur général
Azimut Capital Management Sgr a introduit une série de modifications organisationnelles et de gouvernance à la suite des observations formulées par la Banque d’Italie à l’issue d’une inspection clôturée en novembre 2025. C’est ce que révèle Il Messaggero dans un article.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond en mai
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Sanso Longchamp AM gagne pour la première fois l'Alpha League Table
- La BCE s’inquiète du levier des hedge funds sur les marchés obligataires
- James Reynolds (GSAM International) : «Il y aura une dispersion croissante des performances en crédit privé»
Contenu de nos partenaires
-
Caprice des dieuxOrganiser un débat entre candidats à la présidentielle, quelle galère !
Avec lui mais sans elle. Sur la même scène ou chacun son tour. Tout est négocié dans les événements qui réunissent les prétendants à l'Elysée -
Polémique Xenia Fedorova : Emmanuel Macron persiste et signe
Il avait prévenu. En déplacement au Monténégro pour assister au sommet entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux, Emmanuel Macron s’est immiscé dans la polémique sur Xenia Fedorova. Chroniqueuse sur CNews et dans le JDNews, l’ancienne patronne de RT France est dénoncée par une partie de la classe politique pour ses commentaires systématiquement prorusses. -
StatistiquesLa part des immigrés dans la population française à un niveau record en 2025
Jeudi, l'institut a publié simultanément des chiffres faisant état d'un recul des arrivées en 2024, et d'autres indiquant une proportion d'immigrés historiquement élevée en 2025