Les économistes pointent du doigt les hypothèses de croissance optimistes du gouvernement
Le Haut conseil des Finances publiques ne croit pas à une croissance de 2,25% en 2016 et 2017 et est prudent sur le chiffre prévu en 2015
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Les économistes et spécialistes des finances publiques chargés de juger de la crédibilité des prévisions macroéconomiques du gouvernement sont sceptiques. Les hypothèses retenues par l’exécutif pour prédire l’évolution des comptes publics sont sujettes à caution pour 2015 et carrément optimistes pour les années 2016 et 2017, juge le Haut Conseil des Finances publiques dans un avis rendu hier.
Cet avis devrait être regardé de près par la Commission européenne car c’est à partir de ces hypothèses que le gouvernement a établi le programme de stabilité détaillant la trajectoire budgétaire de la France jusqu’en 2017. Et c’est notamment à la lumière de ce programme que Bruxelles déterminera début juin si la France tient ses engagements. Si elle estime que ce n’est pas le cas, elle pourrait aller jusqu’à demander une sanction.
Si l’hypothèse de croissance de 1% en 2014 est vue comme «réaliste», le Haut Conseil est beaucoup plus prudent sur l’hypothèse de 1,7% en 2015. Elle «n’est pas hors d’atteinte» mais «le scénario macroéconomique du gouvernement repose sur la réalisation simultanée d’hypothèses favorables», notent les experts. Autrement dit, le gouvernement a une fois de plus de fortes chances de ne pas tenir ses engagements budgétaires dès 2015.
Certes, la Commission table elle aussi sur une croissance à 1,7% l’année prochaine mais c’est sans compter sur les mesures d’allégements de charge et d’ajustement budgétaire annoncées depuis le début de l’année. Pour le Haut Conseil, le gouvernement «surestime» l’impact du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et parie sur un effet inhabituellement rapide des allègements de cotisations sur les bas salaires. Bercy table aussi sur un net rebond de la consommation des ménages en 2015, à 1,7% contre 1% en 2014, alors que le niveau de chômage devrait rester élevé. Enfin, le Haut conseil souligne les risques liés à la faible inflation, la force de l’euro ou l’examen des banques de la BCE qui risquent de freiner la reprise.
Les experts sont plus catégoriques sur l’hypothèse d’une croissance de 2,25% en 2016 et 2017 et affirment qu’elle est «optimiste».«Je préfère un gouvernement optimiste parce qu’il met en place des mesures nouvelles dont il pense qu’elles vont avoir des effets en termes de croissance à un gouvernement pessimiste», a rétorqué hier le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin.
Un mariage entre les deux laboratoires géants, tous deux très présents dans l’oncologie, se traduirait par une opération à 400 milliards de dollars. Les obstacles, notamment réglementaires et antitrust, s’annoncent toutefois nombreux.
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle.
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies.
Après des menaces de frappes d'ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, Donald Trump a annoncé le début de nouveaux pourparlers à partir de ce lundi après-midi
SERIE. Le neuropsychiatre, qui a publié au printemps Au saccage des petits bonheurs (Odile Jacob), se glisse pour l'Opinion dans la peau du locataire de l'Elysée et dresse la liste de ses priorités
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron)