«Les actions européennes sont à surpondérer»
- Quelle pondération privilégiez-vous pour les actions en 2013 ?
- Christophe Besson : Les actions européennes sont à surpondérer. La qualité des bilans des sociétés cotées, base de toute valorisation, est reconnue, comme en témoigne la réduction des spreads corporates. Ensuite, lors du dernier pic de cycle en 2007 le S&P 500 était à 1.565 et le FTSE à 6.732 soit les niveaux actuels (hors dividendes) quand les indices européens sont 33% en dessous, voire 40% pour la zone euro. Quelle part du passé est déjà intégrée? Quel potentiel? Au-delà de l’arithmétique, le pragmatisme actuel de la BCE, sauveur omnipotent du défaut de gouvernance initial, était inimaginable en 2007 et éloigne désormais autant que la Fed, mais pas plus, le risque extrême. Ensuite la conjoncture européenne analysée par pays laisse apparaître des divergences mais ressort globalement faible alors que l’activité des sociétés cotées dépend plutôt de l’économie mondiale. Le doute sur l’Europe est donc justifié mais une heureuse surprise sur les prévisions de bénéfices 2014 pourrait constituer un relais fondamental à la hausse actuelle entretenue logiquement par la baisse de la prime de risque.
- Quels actifs devraient le mieux se comporter en 2013 ?
- La question est d’identifier ceux qui résisteraient le moins bien à un stress test car les faibles taux sans risque n’autorisent aucune erreur. Pour l’allocataire la juste mesure du risque (dont la liquidité) associé à un potentiel est essentielle. Les marchés actions sur 10 ans, émergents compris, cumulent plus d’information sur le risque que la plupart des stress tests théoriques sur d’autres actifs.
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