L’Elysée appelle les places européennes à se préparer à remplacer Londres
François Hollande a souhaité mercredi que les places financières européennes se préparent pour assurer des opérations qui ne pourraient plus se faire au Royaume-Uni après sa sortie de l’Union européenne. Comme la veille au soir, le président français a cité les opérations de compensation en euro, qui peuvent actuellement se faire à Londres même si le Royaume-Uni n’est pas dans la zone euro, une situation qu’il a qualifiée d'«assez exorbitante».
«Dès lors que le Royaume-Uni ne sera plus dans le marché unique, ne sera plus dans l’Union européenne si c'était sa décision dans le cadre des négociations, il n’y a aucune raison pour l’Europe et encore moins pour la zone euro de permettre à un pays qui n’est plus membre de l’Union et qui n’a jamais été membre de la zone euro de continuer à faire des opérations en euros», a-t-il souligné. «Où iraient ces transactions ? Il y a des places financières en Europe», a-t-il poursuivi.
«Nous n’en sommes pas encore là puisque nous ne sommes qu’au début du processus». «Ce que je souhaite, c’est que les places financières européennes, comme elles devaient le faire d’ailleurs, se préparent pour assurer un certain nombre d’opérations qui ne pourraient plus se faire à terme au Royaume-Uni», a encore déclaré François Hollande. Le chef de l’Etat a par ailleurs plaidé en faveur de l’assouplissement des règles européennes de la concurrence pour que l’Europe puisse créer des champions mondiaux.
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