Le Portugal gagne le droit de retrouver son indépendance financière
Le soutien de la BCE et l’amélioration des finances publiques ont permis le succès de l’offre de titres portugais à 10 ans à un taux de 3,57%
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Le Portugal réussit un test clé pour son retour à une autonomie complète de financement. Le Trésor a concédé un rendement moyen plus faible qu’attendu de 3,57% lors de l’opération d’abondement d’un montant de 750 millions sur sa ligne d’obligations à 10 ans de maturité février 2014 portant coupon de 5,65%.
Le succès de l’adjudication, qui a attiré un ratio de couverture de 3,47 fois, ouvre la voie à une sortie du programme d’aide internationale au Portugal mis en place il y a trois ans, sans avoir recours à l’ultime tranche d’aide de sécurité, selon RBS. Une option déjà utilisée par l’Irlande.
Le taux à 10 ans portugais a chuté de 214 pb depuis le début de l’année pour revenir à 3,63%. Si la tendance au resserrement des spreads est partagée par ses voisins périphériques, le taux portugais est revenu à seulement 55 pb de son homologue italien sur la partie 10 ans, soit une compression du spread entre les deux pays de 126 pb sur 2014. «Si le Portugal possède le potentiel de convergence des spreads le plus important des émetteurs périphériques, son marché demeure relativement moins liquide et plus volatil», alerte néanmoins CA CIB.
D’autant que «l’assouplissement des garanties de la BCE soutient les obligations portugaises (PGB)», rappelle SG CIB. Dans le cadre de la mise en place de règles de garanties extraordinaires qui mettent un terme à l’application du seuil de crédit minimum pour la dette portugaise, la BCE accepte depuis le début du mois en collatéral les obligations notées «BBB» par l’agence canadienne DBRS. Ce qui permet aux banques du pays de conserver leurs emprunts d’Etat portugais au guichet de la BCE, même après la fin du programme de la Troïka, qui devrait intervenir en juin.
DBRS est la seule agence à noter la dette portugaise en catégorie investissement, et sa prochaine revue qui aura lieu le 23 mai pourrait se solder par un abandon de sa perspective négative, selon SG CIB. Fitch a déjà relevé à positive sa perspective sur le BB attribué au pays, alors que S&P et Moody’s doivent réévaluer leur note le 9 mai.
Après avoir levé 7 milliards d’euros depuis le début de l’année et couvert une partie de ses besoins de financement pour 2015, les besoins supplémentaires du Portugal jusqu'à fin 2015 sont estimés à 16 milliards par le FMI. Grâce à une croissance anticipée de 1,2% cette année, le Fonds est confiant sur la capacité du pays à atteindre son objectif de déficit public cette année et à ramener sa dette sous les 120% du PIB, contre 129% fin 2013.
Un mariage entre les deux laboratoires géants, tous deux très présents dans l’oncologie, se traduirait par une opération à 400 milliards de dollars. Les obstacles, notamment réglementaires et antitrust, s’annoncent toutefois nombreux.
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle.
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies.
Après des menaces de frappes d'ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, Donald Trump a annoncé le début de nouveaux pourparlers à partir de ce lundi après-midi
SERIE. Le neuropsychiatre, qui a publié au printemps Au saccage des petits bonheurs (Odile Jacob), se glisse pour l'Opinion dans la peau du locataire de l'Elysée et dresse la liste de ses priorités
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron)