Le Panel Allocation reste impassible face aux turbulences de l’été
Après les fortes secousses des marchés financiers le mois dernier dans le sillage du ralentissement chinois, le Panel Allocation aurait pu revoir sa stratégie. Mais non ! Prudemment les gestions ont préféré opter pour le statu quo par rapport à début juin. D’autant que tout l’environnement économique n’est pas noir. Ainsi, Amundi continue à privilégier les marchés actions de la zone euro et du Japon «qui bénéficient ou bénéficieront d’un raffermissement de la demande interne, de la chute des matières premières et de politiques d’achats de titres par les banques centrales potentiellement plus agressives».
Le Panel consacre toujours 51% de son portefeuille aux actions. Un niveau inchangé depuis le mois d’avril. Cette stabilité cache néanmoins un mouvement baissier sous-jacent, avec six gestions qui n’ont pas modifié leur exposition, six qui se sont renforcées (dont +12 points à 55% pour La Française AM, +7 points à 37% pour Robeco, et + 5 points à 55% pour Allianz GI), mais huit qui se sont allégées (dont -10 points à 42% pour Schroders, -5 points à 50% pour CPR AM et pour Nordea).
Ce mouvement de prudence se lit aussi implicitement dans les variations au sein de l’obligataire. Une classe d’actifs qui pèse toujours 37% du portefeuille, et s’est maintenue entre 37% et 38% depuis juillet 2014. De fait, huit gestions ont opté pour le statu quo, huit ont accru leur exposition (dont +5 points à 35% pour CPR AM et +5% à 50% pour Nordea), et seulement quatre ont réduit leur position (dont -10 points à 30% pour La Française AM).
La poche de cash, qui sert généralement d’ajustement en cas de turbulences, n’a pas plus évolué, à 5%. Un niveau qui reste toutefois le plus haut depuis avril 2014. D’ailleurs, seules cinq gestions se sont renforcées, dont +14% à 19% pour Schroders, marquant ainsi son inquiétude sur l'évolution des marchés.
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