Le gouvernement promet de ramener son déficit à 3% du PIB en 2015
Il ne veut pas demander de délai à Bruxelles même si le programme de stabilité prévoit un redressement des finances publiques plus lent que prévu
Publié le
Solenn Poullennec
Le gouvernement veut convaincre Bruxelles de sa volonté de redresser les finances publiques. Le programme de stabilité, présenté hier au conseil des ministres, prévoit de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2015, soit dans les clous du traité de Maastricht.
Le programme de stabilité, qui reprend les principales mesures d’économies et d’allégements des impôts pour les entreprises et les ménages annoncées par le gouvernement sera envoyé début mai à la Commission européenne. Celle-ci le dissèquera pour estimer si la France tient ses engagements de redressement des finances publiques. Si début juin, elle estime que ce n’est pas le cas, elle pourrait, selon le scénario le plus pessimiste, demander une sanction.
Le président de la République, François Hollande, avait laissé entendre au moment du remaniement que la France pourrait demander un nouveau délai à Bruxelles alors que Paris avait déjà obtenu un délai de 2 ans, soit jusqu’à 2015 pour ramener son déficit en dessous des 3%. «A aucun moment la France n’a demandé de délai», a affirmé hier Michel Sapin, le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics.
Alors que l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 4,1% du PIB en 2013 n’a pas été tenu puisque le déficit est finalement ressorti à 4,3% du PIB, le ministre préfère parler de changement de rythme. «Nous allons diminuer le déficit mais un peu moins vite que ce que nous avions prévu parce que nous pensons que dans un premier temps c’est nécessaire pour pouvoir financer dans de bonnes conditions le pacte de responsabilité», a-t-il expliqué.
Au lieu d’être à 3,6% du PIB en 2014 comme le prévoyait le budget, le déficit devrait donc atteindre 3,8%. Et au lieu de passer «en dessous» de la barre des 3% en 2015, il devrait tout juste atteindre ce seuil fatidique. Dans son programme le gouvernement insiste sur le fait que l’effort de redressement des comptes se fera surtout grâce à une moindre augmentation des dépenses.
Certaines des mesures d'économies annoncées dans le programme seront d’ores et déjà adoptées dans la loi de Finances rectificative prévue pour cet été mais il faudra attendre le budget 2015 pour connaître le détail des principales mesures censées permettre le respect de la trajectoire budgétaire. Le gouvernement, soucieux de faire accepter son plan d’économies par la majorité, se dit prêt à discuter des modalités tant que la trajectoire est maintenue.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue