Le dollar reste une valeur refuge pour les banques centrales
Les banques centrales au niveau mondial continuent de renforcer leurs positions en dollar, le billet vert restant la principale devise composant les réserves de change au troisième trimestre 2012, selon les données publiées la semaine dernière par le Fonds monétaire international. Dans le même temps, l’appétit pour la monnaie unique, fragilisée par la crise de la zone euro s’est réduit.
Les statistiques Cofer (Currency Composition of Official Foreign Exchanges Reserves) qui font le point sur la répartition des devises des banques centrales chaque trimestre chiffrent le montant total des réserves des banques à 10.778 milliards de dollars à fin septembre 2012 contre 10.530 milliards au trimestre précédent. Dans le détail, les réserves en dollars ont atteint 3.715 milliards au troisième trimestre soit une hausse de près de 3% par rapport au deuxième trimestre. Sur un an, les réserves en dollars ont bondi de 7,2%. Elles représentent environ 62% du montant total des réserves allouées.
En parallèle, la baisse des stocks de devises en euro coïncide avec la crise européenne qui semble avoir atteint son pic l’an dernier. Les données du FMI montrent également que les réserves en euro ont atteint 1.451 milliards de dollars en léger repli par rapport aux 1.459 milliards accumulés au trimestre précédent. Malgré les incertitudes budgétaires alimentées par le spectre du mur de la dette américaine, le dollar reste une valeur refuge. La tendance a notamment été soutenue par les banquiers centraux des pays émergents qui ont fait passer leurs réserves en dollars de 1.599 milliards fin juin à 1.657 milliards à la fin du mois de septembre. Leurs stocks en euros sont quant à eux passés d’environ 694 milliards à quelque 683 milliards de dollars sur la période.
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