Le CBI prévoit une reprise très progressive de l’économie britannique
L’économie britannique est passée de la stagnation à la croissance». Tel est le constat dressé par John Cridland, le directeur général de la confédération de l’industrie britannique (CBI). Dans le cadre de son rapport trimestriel publié ce matin, l’organisme table sur une croissance de l’activité en Grande-Bretagne de 1% en 2013, inchangée depuis sa dernière prévision, et de 2% en 2014. les investissements des sociétés devraient ainsi progresser de 3,3% cette année et 6,3% l’année prochaine. «L’année ayant bien débuté, et la confiance des entreprises étant un peu meilleure, nos anticipations restent prudemment optimistes pour l’économie britannique».
Mais John Cridland prévient que «même si les données récentes montrent une amélioration de la confiance des entreprises, le climat économique reste difficile, entravant ainsi la demande locale et étrangère». Les difficultés rencontrées par la zone euro devraient ainsi peser sur les exportations britanniques qui ne devraient progresser cette année que de 0,4% selon le CBI. Même avec une croissance des exportations de 5% prévue l’année prochaine, la contribution du commerce extérieur à la croissance britannique devrait être faible, avec une progression anticipée des importations de 4,5%. Ce qui laisse l’économie du pays largement dépendante de la demande extérieure.
Or, John Cridland estime que même avec un rythme de croissance de l’activité de 2% l’année prochaine, «la hausse de l’emploi sera loin des performances exceptionnelles enregistrées l’an dernier», avec un taux de chômage qui devrait rester au-dessus du seuil de 8%. Et d’ajouter que «les consommateurs demeurent sous pression, l’inflation continuant à dépasser le rythme de progression des salaires». L’inflation devrait ainsi rester à un niveau de 2,9% cette année et 2,5% en 2014, alors que la croissance moyenne des salaires ne sera que de 1,3% cette année et 1,8% l’année prochaine.
Dans ce contexte, le CBI ne prévoit rallongement de la taille du programme de rachats d’actifs de la BoE, même après l’arrivée du nouveau gouvernement de la banque centrale, Mark Carney. «Nous sommes probablement au sommet de ce que peut livrer le QE» estime Stephen Gifford, directeur de la recherche économique au CBI. Le CBI compte cependant sur les effets positifs du programme de prêts aux PME de la BoE, le Funding for Lending, ainsi que sur la révision des statuts de l’autorité pour donner plus de souplesse sur son objectif d’inflation lorsque l’activité est en difficulté.
Plus d'articles du même thème
-
Kerialis a confié la gestion de son portefeuille de retraite à Sienna et Axa
Le fonds de retraite professionnelle supplémentaire des salariés des cabinets d'avocats met fin à une délégation de gestion de vingt ans confiée à Axa et a sélectionné deux mandataires pour gérer en direct un portefeuille de 1,37 milliard d'euros. -
L'AFG promeut dans un livre blanc la retraite supplémentaire par capitalisation
A l'occasion du Paris Finance Forum organisé ce 9 juin par Paris Europlace, Philippe Setbon, le président de l'association professionnelle, a annoncé la sortie d'un livre blanc promouvant ce régime pour relancer le débat à un an de l'élection présidentielle. -
Rubis contient les nouvelles ambitions d’un actionnaire activiste
Le premier investisseur du spécialiste de la distribution de produits pétroliers n’est pas parvenu à ses fins lors de l’assemblée générale du groupe. -
La Banque du Canada laisse son taux inchangé à 2,25%
Alors que le PIB s’est contracté au premier trimestre, le comité de politique monétaire canadien considère que l’inflation à 2,8% n’est que temporaire, ce qui ne nécessite pas d’intervenir sur les taux. -
Alstom verdit son financement avec une nouvelle obligation hybride
L’émission de 700 millions d’euros conforte, pour l’heure, la notation prisée de l’émetteur en catégorie investisseurs. -
L’actionnariat salarié séduit plus que jamais entreprises et collaborateurs
Un nouveau record a été enregistré l'an dernier avec 4,4 milliards d’euros de souscriptions, pour 37 opérations. Le taux de souscription à l’international atteint pour la première fois les 30%. La souscription moyenne en France touche un plus haut à 5.333 euros.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
Contenu de nos partenaires
-
Souffler sur les braisesViolences à Belfast : pourquoi les émeutes éclatent si vite au Royaume-Uni
De violentes manifestations anti-immigrés ont éclaté mardi soir dans la capitale de l'Irlande du Nord, après une attaque au couteau attribuée à un ressortissant soudanais -
Voix basseAffaire Lyhanna : pourquoi le RN choisit la retenue
D'ordinaire prompt à s'emparer des faits divers pour imposer ses thèmes de prédilection, le RN réagit avec davantage de retenue à l'affaire Lyhanna. Et mise moins sur la surenchère que sur la dénonciation d'une faillite globale de l'Etat -
« Une célébrité surcotée » : Anthropic publie une version sécurisée de Mythos, son IA surpuissante
Anthropic dévoile une version bridée de son IA ultra puissante. Une annonce retentissante qui sert une stratégie de communication bien huilée : l’accès au public est en fait bordé par des tarifs dissuasifs et des garde-fous stricts