L’Arabie saoudite est rattrapée par la chute des cours du pétrole
A l’origine du mouvement, l’Arabie saoudite est aujourd’hui rattrapée par les conséquences de l’accélération de la chute des prix du pétrole. Le royaume, premier pays exportateur de pétrole, se creuse la tête pour trouver des sources d’économies en mesure de compenser la baisse de ses recettes. Les ventes de pétrole assurent à elles seules environ 90% de ses revenus.
En plus de la chute des recettes, l’intervention militaire au Yemen coûte cher. Et l’accession au trône d’un nouveau roi en janvier a également augmenté le niveau de dépenses, ajoutait Fitch en début de semaine. L’agence de notation a désormais une vue négative sur la note de crédit du pays contre neutre auparavant.
Selon Bloomberg, le montant des économies annuelles recherchées s’élèverait à 10 milliards de dollars, soit environ 10% des investissements publics. Le Fonds monétaire international estime que le Royaume devrait afficher fin 2015 un déficit budgétaire représentant environ 20% du PIB, soit le niveau le plus important depuis 1999. Au printemps, le FMI prévoyait un déficit de 14,2%. Mi-août, face à la dégradation de ses finances publiques, l’Arabie saoudite a été contrainte de relancer son programme d’émissions de dette, mis en sommeil depuis 2007. Elle avait placé 5,33 milliards de dollars.
A ce casse-tête budgétaire s’ajoute la pression monétaire déclenchée par le changement de régime de change de la Chine le 11 août. Egalement fortement dépendant du pétrole, le Kazakhstan a déjà cédé en laissant flotter sa monnaie, autrefois protégée par un régime fixe. Conséquence, le tenge a chuté de près de 30% depuis le 20 août par rapport au dollar. Depuis, les autres régimes de change fixes des pays pétroliers sont menacés.
Mardi, pour calmer la pression, l’Agence monétaire d’Arabie saoudite est sortie de sa traditionnelle réserve, par la voix de son gouverneur délégué aux affaires internationales, pour assurer de la solidité du régime de change du pays, ancré sur le dollar. Selon lui, le peg de 3,75 riyal pour un dollar répond parfaitement à la situation du Royaume.
Les économistes de Deutsche Bank estiment qu’avec ses 664 milliards de dollars de réserves, l’Arabie saoudite peut faire face à la pression actuelle. En 2008, le peg saoudien avait d’ailleurs résisté à la chute de 60% des cours du pétrole.
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