L’amélioration en zone euro réduit l’afflux de devises vers la Suisse
L’amélioration de la situation dans la zone euro se lit dans la baisse des réserves de change de la Banque nationale suisse (BNS) à la fin de l’année 2012. Les réserves en devises de la BNS ont reculé à 427,2 milliards de francs suisses (453,5 milliards d’euros) au 31 décembre 2012 contre un montant révisé à 427,4 milliards à fin novembre, a indiqué hier l’institut d’émission suisse. Ces chiffres sont calculés sur la base des données mensuelles publiées par le Fonds monétaire international. Les économistes interrogés par Bloomberg tablaient en moyenne sur un repli des réserves à 423 milliards de francs.
Le recul des réserves montre que la banque centrale n’est plus obligée de faire face à d’importants flux spéculatifs vers le franc, soulignaient les analystes de Citi dans une note précédant la publication des statistiques. Au plus fort de la crise de la zone euro, les craintes avaient provoqué un important mouvement de capitaux vers la Suisse, ce qui a contraint la banque centrale à fixer depuis septembre 2011 un seuil plancher de 1,20 franc suisse pour un euro afin d’éviter la perte de compétitivité des exportateurs du pays. La BNS a acheté massivement au printemps des devises étrangères contre le franc.
Pour prêter main forte à la banque nationale, les principales banques du pays ont décidé d’appliquer des taux négatifs sur certains comptes de correspondants en francs. Cette décision alliée à la baisse des flux spéculatifs pourrait conduire la BNS à augmenter le seuil plancher du franc, estime Citi. Le franc suisse qui avait quasiment atteint la parité avec la monnaie unique avant la fixation d’un seuil s’est replié d’environ 0,7 % depuis l’annonce en septembre par la BCE d’un plan de rachats de dettes des pays périphériques.
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