La volatilité pourrait connaître un épisode haussier durable
La santé du secteur financier deviendrait-elle une variable déterminante du marché de la volatilité sur les taux ? Alors que les problèmes récurrents des banques ont souvent été à l’origine des soubresauts de la volatilité du contrat 10 ans allemand, le retour en grâce de ce secteur est paradoxalement cause de nouvelles tensions.
En ne sollicitant pas la facilité de prêt de la BCE durant plusieurs semaines et en annonçant un remboursement plus important qu’anticipé de la première opération LTRO à 3 ans, les banques ont envoyé un signal fort au marché, celui d’une normalisation progressive du secteur impliquant une moindre nécessité d’une nouvelle baisse de la BCE. Dès lors le rationnement de la liquidité induit par ces opérations ainsi que le statu quo probable de la BCE ont conduit à une forte remontée des taux dans un laps de temps très court, d’où de réelles tensions sur la volatilité implicite (VI) de la courbe allemande. La VI du Bund (60 jours) est ainsi passée en quelques jours de 5,50% à 7% tandis que celle du Schatz augmentait de plus de 50% pour atteindre 1,10%.
Les opérateurs, qui s’étaient habitués à un mouvement de baisse ininterrompu de la VI depuis l’été, ont été contraints d’initier au plus vite des couvertures optionnelles. Cette forte demande s’est traduite par une augmentation significative de l’écart entre la volatilité implicite et historique sur le Bund, cette dernière ayant été jusqu’à 2% inférieure. Mais plus encore que la partie longue de la courbe, c’est la volatilité du segment 2-5 ans qui a le plus souffert du récent «sell off ». D’ailleurs les ratios de VI implicite Bund/Bobl et Bund/Schatz présentent tous des Z-scores supérieurs à 2 ce qui traduit bien la déformation de la structure de la VI.
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