La perte du «triple A» de Moody’s a peu d’impact sur les marchés
La décision de Moody’s de priver à son tour la France de son «triple A» n’a qu’un impact très limité sur les marchés financiers. Dix mois après Standard & Poor’s, Moody’s a abaissé lundi soir d’un échelon la note souveraine de l’Etat français, de Aaa à Aa1, et elle maintient une perspective négative.Vers midi, l’indice CAC 40 cédait 0,1% après une hausse de près de 3% la veille, à comparer à une hausse de 0,04% de l’indice Stoxx50 des valeurs vedettes de la zone euro . Le rendement des obligations à 10 ans émises par Paris s’affichait à 2,11% contre 2,08% lundi, un niveau guère éloigné des plus bas historiques. Parallèlement, les CDS à 5 ans (credit default swaps) sur la dette française augmentaient de quatre points de base à 93 points alors qu’ils atteignaient 250 points il y a un an. Pierre Moscovici a déclaré : «Aux uns et aux autres, et je pense aussi aux investisseurs, je veux dire que le gouvernement est pleinement engagé dans un programme sans précédent de réformes.» «Nous voulons aller vite, fort, résolument», a-t-il ajouté. Pour la présidente du Medef , «Il est évident que cette dégradation, fait peser sur nous tous une pression particulière, plus forte encore que celle que nous avions déjà sur nos épaules». A la perspective négative maintenue par S&P et Moody’s s’ajoute le risque de voir Fitch abaisser à son tour sa note au cours des prochains mois, ce qui solderait pour de bon le «triple A».
Plus d'articles du même thème
-
Bruxelles force Meta à ouvrir Whatsapp
La Commission européenne a imposé mardi à Meta le retour gratuit des concurrents de son assistant conversationnel Meta AI dans WhatsApp. -
Apollo et Blackstone s'imposent comme grands argentiers de l'IA
Secondés par un syndicat bancaire, les géants de la dette privée apportent 35 milliards de dollars à un véhicule de financement monté avec le spécialiste des semi-conducteurs Broadcom pour répondre à l'insatiable demande de calcul des applications de l'intelligence artificielle. -
UniCredit continue à convaincre des actionnaires de Commerzbank
La banque italienne a annoncé avoir obtenu plus de 10% des titres de sa cible dans le cadre de son offre publique d’échange. De son côté, Commerzbank conteste le bien-fondé de ces chiffres. -
Vivendi va former un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne
Vivendi estime que, dans le cadre d'une enquête sur une possible prise de contrôle de fait de Lagardère, la Commission européenne a fait une demande de renseignements de documents internes illégale en matière de protection des sources des journalistes et de respect de la vie privée. -
Anthropic lance une version bridée de son modèle IA le plus puissant
L'outil, dont les créateurs vantent les capacités «exceptionnelles», est programmé pour ne pas répondre à certaines demandes jugées dangereuses. -
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
La banque mutualiste a annoncé la nomination de Claude Koestner. Il remplace Eric Petitgand qui avait pris ses fonctions en avril 2024.
ETF à la Une
Exposition au MSCI World au coût le plus bas du marché
- Derrière l’affaire Uzès Gestion, la délicate question de la direction de fait
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- L'allègement du reporting ESG divise à Bruxelles
- RockFi s'appuie sur BlackRock pour démocratiser la personnalisation du conseil
- WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
Contenu de nos partenaires
-
Bon pointLa visite « gagnant-gagnant » de Xi Jinping à Pyongyang
Kim Jong-un a tout fait pour rassurer le président chinois sur l'importance de ses liens historiques avec la Chine -
Comment le luxe s'est emparé de la Biennale de Venise
Cette année, Dior, Prada mais surtout Bvlgari ont investi massivement La Biennale de Venise qui n’est plus depuis longtemps seulement un événement artistique, ni même mondain. Les maisons de luxe s’y disputent les collectionneurs les plus importants et font feu de tout bois pour les arracher à leurs concurrents. -
L’échec du SCAF est un désastre pour le projet européen tout entier
L’Europe n’aura donc pas d’avion de combat commun. Avec les projets menés par Dassault et Airbus, elle risque d'en avoir deux, et rivaux