La hausse des indices PMI en Europe plaide pour un retour de la croissance fin 2013
L’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de reculer en juin mais à un rythme moins élevé que par le passé. Les dernières enquêtes Markit menées auprès des directeurs d’achats montrent en effet que la zone euro a peut-être plongé dans son septième trimestre consécutif de récession, au cours de la période de trois mois terminée fin juin, mais surtout que la contraction de l’économie sur le Vieux Continent ralentit.
Selon les premières estimations, l’indice PMI flash de l’activité dans la zone euro s’est redressé de 47,7 en mai à 48,9 en juin, soit la plus faible contraction de l’activité globale depuis mars 2012, un résultat inférieur à 50 signifiant un repli de l’activité.
«A ce rythme, nous devrions assister à une stabilisation au troisième trimestre et à un retour de la croissance au quatrième », estime Chris Williamson, chef économiste chez Markit. Ces données meilleures qu’attendu, confirment ainsi le scénario de la Banque centrale européenne d’une reprise progressive de l’économie au second semestre, ce qui devrait l’encourager à maintenir son statu quo, ont réagi les économistes. Pour Markit, l’indice flash suggère pour le deuxième trimestre un recul de 0,2%, similaire à celui enregistré au cours des trois premiers mois de l’année.
Fait marquant, «l’amélioration vient surtout des pays de la périphérie où la contraction, qui a fortement ralenti au cours des derniers mois, s’inscrit désormais à son plus bas niveau depuis deux ans», souligne Chris Williamson. L’enquête confirme aussi les fortes divergences entre les différents pays, tout particulièrement entre les deux principales économies de la zone euro.
Ainsi, alors que l’activité de l’Allemagne se redresse pour le deuxième mois consécutif, la France reste en récession, même si l’activité dans l’Hexagone affiche son plus faible repli depuis août 2012. L’indice composite en France s’est ainsi redressé à 46,8 contre 44,6 en mai, soit un plus haut depuis 10 mois. «Cela montre que le pire est probablement derrière nous pour l’industrie française», juge Julien Manceaux, économiste chez ING Mais malgré le ralentissement de la baisse de l’activité, «l’emploi continue de reculer à un rythme soutenu», met en garde Jack Kennedy, chez Markit.
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