La dette de la France diminue en valeur brute, mais augmente en valeur nette
La dette publique de la France «au sens de Maastricht» (données brutes) a diminué de 14,5 milliards d’euros au troisième trimestre pour atteindre 1.818,1 milliards fin septembre, soit 89,9% du PIB, selon les statistiques publiées ce jeudi par l’Insee. Le ratio dette sur PIB a donc reculé de 1,1 point par rapport au deuxième trimestre, grâce à un désendettement de l’Etat en titres négociables à court et moyen terme et à celui, plus limité, de la Sécurité sociale.
L’Insee précise dans un communiqué qu’en valeur nette, la dette des administrations publiques a en revanche augmenté de 24 milliards d’euros à 1.640,2 milliards d’euros au cours du troisième trimestre, soit 81,1% du PIB, contre 80,3% fin juin. L'écart de 38,4 milliards d’euros entre cette hausse de la dette nette et la baisse de 14,4 milliards d’euros de la dette brute résulte notamment de la forte diminution de la trésorerie de l'État (-30,7 milliards d’euros) et des administrations de sécurité sociale (-9,4 milliards d’euros).
La diminution de la dette de l’Etat a atteint -13,8 milliards d’euros sur la période juillet-septembre, ramenant son endettement à 1.419,4 milliards. Le recul de la dette des administrations de sécurité sociale s’est limité à -1,1 milliard d’euros à 227,3 milliards fin septembre. La dette publique au sens de Maastricht inclut également celles des administrations publiques locales (en hausse de 400 millions d’euros à 161,7 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (9,8 milliards).
La France compte réellement engager une décrue du poids de sa dette en 2014 en vue de le ramener à 88,5% en 2015. Pour 2013, le gouvernement table sur un niveau d’endettement de 91,3% du PIB.
En marge des chiffres de la dette, l’Insee a livré les statistiques de la confiance des ménages en France. Celle-ci a enregistré en décembre sa première hausse depuis mai et a retrouvé son niveau du mois d’août. L’indicateur synthétique ressort à 86 et reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période calée à 100. Alors que les perspectives économiques restent sombres pour l’an prochain, l’Insee indique que l’opinion des ménages sur leur situation financière a progressé, aussi bien pour l'évolution passée que sur les perspectives d'évolution, chacun des soldes gagnant deux points. Les ménages sont plus nombreux à estimer opportun d'épargner, le solde augmentant d’un point en décembre, poursuivant sa hausse qui atteint 14 points depuis juillet, pour se situer largement au-dessus de sa moyenne de longue période. Leur opinion sur le niveau de vie s’améliore, le solde concernant le niveau de vie passé progressant de quatre points et celui sur le niveau de vie futur augmentant de deux points. Ces soldes restent néanmoins nettement inférieures à leur moyenne de longue période.
Les ménages sont plus nombreux à anticiper une augmentation du chômage, le solde progressant de cinq points après une baisse de six points en novembre, et se maintenant largement au-dessus de sa moyenne de long terme.
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