EdRIP veut profiter des clients de sa maison mère Edmond de Rothschild
Edmond de Rothschild Investment Partners (EdRIP) fête ses 10 ans… avec un peu de retard. Le principal pôle de capital-investissement de La Compagnie Financière (LCF) Edmond de Rothschild était devenu une filiale à part entière en 2002. Mais EdRIP n’a annoncé ses nouvelles ambitions qu’hier, après la présentation, le mois dernier, du plan stratégique 2016 du groupe Edmond de Rothschild (LCF et sa demi-sœur suisse).
Dans le cadre des synergies attendues, « nous souhaitons une plus grande diffusion de nos produits auprès de la clientèle privée (du groupe, ndlr)», affirme Pierre-Michel Passy, président d’EdRIP. Les particuliers pèsent moins de 10% du milliard d’euros d’encours nets, répartis entre le capital-développement (60%), le capital-risque dans les biotechs (30%) et d’anciens fonds investis dans des sociétés innovantes (10%).
Les clients de la banque privée à Paris, mais aussi en Suisse et au Luxembourg, devraient assurer 20% des levées de fonds à venir. Grâce au dispositif commercial des pôles de gestion d’actifs du groupe, la part des institutionnels et fonds de fonds étrangers devrait également augmenter, à 15%. Celle des institutionnels français devrait mécaniquement baisser, à 55%, tandis que l’apport en fonds propres de LCF restera stable, autour de 10%.
Après avoir quintuplé ses encours nets en dix ans, EdRIP prévoit de les porter à 1,3 milliard d’ici à fin 2016 (+30%). Outre la revente de participations, il compte collecter 500 millions d’euros sur la période. Son équipe de sciences de la vie doit clore cette année la souscription de son dernier fonds, BioDiscovery 4, après avoir déjà levé 165 millions sur les 200 millions attendus. De son côté, le capital-développement va lancer cette année WINCH Capital 3, dédié aux mid caps (250 millions d’euros, voire 300 millions grâce à la petite équipe italienne), puis l’an prochain Cabestan 2 pour les small caps (150 millions).
EdRIP souhaite étendre l’univers d’investissement de ses 24 professionnels: à l’Asie et aux Etats-Unis pour les biotechs, à l’Europe entière pour le capital-développement. «Je n’exclus pas d’ouvrir une nouvelle ligne de produits», ajoute Pierre-Michel Passy qui écarte néanmoins le rachat d’une société de gestion. EdRIP reste par ailleurs discret sur sa collaboration éventuelle avec les autres entités de private equity du groupe, telles que la Compagnie Benjamin de Rothschild en Suisse.
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