Comment la BCE sous-pèse son vocabulaire face aux marchés
C’est bien connu, le vocabulaire de banquier central est rarement compréhensible pour une oreille non avertie et les annonces surprises ne sont pas monnaie courante.
Dans un rapport réalisé par Maik Schmeling de la Cass Business School à Londres et Christian Wagner de la Copenhague business school, les mots utilisés par Mario Draghi et ses prédécesseurs sont analysés, et leur influence sur les marchés mesurée depuis 1999.
Résultat : lorsque le patron de la Banque centrale européenne tient un discours plutôt optimiste, les marchés grimpent de 25 points de base le jour même. A l’inverse, lorsqu’il tient un discours connoté négativement, les indices en perdent 35.
De ce fait, tout le travail est pour la BCE de choisir ses mots. L'étude a notamment relevé que les mots «faible», «déséquilibres», et «volatilité» figurent en tête des expressions négatives les plus utilisées. Mais, souligne l’enquête, les conférences à connotation négative ne sont pas majoritaires depuis 1999 : 54% des réunions ont délivré un message positif.
Par ailleurs, les deux chercheurs notent qu’une conférence à connotation positive ou négative n’est pas forcément le fruit de perspectives de croissance bonnes ou mauvaises. Le ton est surtout adouci lors des périodes de forte volatilité sur les marchés.
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