CM-CIC AM reprend la gestion d’actifs de Milleis Banque
CM-CIC Asset Management (AM) a signé un accord avec Milleis Banque, l’ex-Barclays France, pour reprendre les actifs gérés par Milleis Investissements (ex-Barclays Wealth), ont annoncé cet après-midi les deux parties. «Nous confions les fonds de notre société de gestion à CM-CIC AM pour proposer à nos clients une gestion patrimoniale en architecture ouverte, en sélectionnant les meilleurs fonds du marché», explique à L’Agefi Nicolas Hubert, directeur général de Milleis Banque.
Les actifs cédés représentent environ 900 millions d’euros répartis dans cinq fonds actions, convertibles et monétaire, précise une source proche du dossier. Ils sont gérés par Jean-Louis Delhay et Jean-Luc Ménard qui rejoindront CM-CIC AM à la clôture de l’opération, prévue à la fin du premier trimestre 2019. La filiale de gestion du Crédit Mutuel Alliance Fédérale (ex-Crédit Mutuel-CM11) gère actuellement 64,9 milliards d’euros. Certains de ses fonds patrimoniaux seront proposés aux clients de Milleis.
Milleis Investissements conservera 80 millions d’euros d’encours de fonds structurés. A leur échéance en 2020, la société de gestion devrait fermer ses portes.
Contrôlée depuis l’an dernier par le fonds AnaCap, Milleis affiche 9 milliards d’euros d’encours clientèle, dont 2 milliards de dépôts et le milliard géré par Milleis Investissement. La banque s’appuie sur sa filiale d’assurance vie pour élargir son offre de gestion, qui compte déjà des fonds profilés de Rothschild & Co. Elle vise à terme une centaine de supports.
Plus d'articles du même thème
-
Les administrateurs des financières européennes sont mieux rémunérés qu’outre-Atlantique
Le secteur de la gestion d’actifs, notamment de fortune, tire les rémunérations vers le haut. Les administratrices restent moins bien payées, constate EY dans son dernier rapport. L’écart global de rémunération des membres du conseil se réduit entre l’Amérique du Nord et l’Europe. -
Le nombre de femmes à la barre des fonds de gestion active diminue
Pour la première fois depuis huit ans, la part des femmes parmi les gérants d’actifs baisse. Mais les montants qu’elles gèrent, eux, augmentent. -
ABN Amro IS se prépare à supprimer près de la moitié de ses effectifs
La filiale de gestion d'actifs d'ABN Amro veut externaliser auprès d'un partenaire certaines de ses activités, dont la sélection de stratégies externes. Environ 40 postes sur 90 seraient concernés. -
Mata Capital met la main sur Theoreim
La société de gestion immobilière fondée par Jean-Baptiste Pracca augmenterait ses actifs sous gestion de plus de 600 millions d'euros. -
La taxe sur les transactions financières rate ses objectifs
La taxe sur les transactions financières (TTF) instaurée en France en 2012 n’aurait pas eu les effets escomptés en termes de réduction de l’instabilité des marchés financiers malgré une certaine rentabilité budgétaire avec 2,5 milliards d’euros de recettes en 2025, indique un rapport de la Cour des comptes. -
Azimut collecte plus de 10 milliards d’euros depuis janvier
Le groupe Azimut a enregistré une collecte nette totale de 938 millions d’euros au mois d’août 2026, portant la collecte nette totale depuis le début de l’année à 10,2 milliards d’euros. Cela porte le total des encours de la société de gestion italienne à 159,4 milliards d’euros fin août, soit une croissance de 13 % depuis le début de l’année.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
« Un mauvais coup du Premier ministre » : où est passé le projet de loi sur les polices municipales ?
Le texte visant à élargir les pouvoirs des policiers municipaux patiente avant son inscription à l’Assemblée nationale. Le gouvernement reste muet malgré l’impatience du Sénat et des élus locaux. -
PromptitudeIA : l’Europe joue sa survie
Le retard européen est d’autant plus alarmant que l’intelligence artificielle est aussi stratégique – et potentiellement dévastatrice – que l’arme atomique hier -
Changement d'èreDéfense : le gouvernement vise 100 000 recrutements d'ici 2030, sur fond de déclin de l'automobile
L’exécutif souhaite développer le taux d’emploi dans la défense, porté par la nouvelle donne géopolitique. Énième reflet des mutations du tissu industriel tricolore, sur fond de déclin de l'industrie automobile