BNP Paribas IP affirme sa présence dans les fonds de dette
Avec 1,6 milliard d’euros sous gestion sur des produits de dette, BNP Paribas IP émerge comme un acteur de taille sur ce marché. La société de gestion a lancé, le 5 novembre dernier, BNP Paribas France Crédit, un fonds commun de placement (FCP) dédié aux prêts à des entreprises françaises de taille moyenne de 250 millions d’euros collectés auprès de la compagnie d’assurance BNP Paribas Cardif. Puis, dans la discrétion, elle a levé fin 2012 un autre FCP, cette fois pour compte de tiers, avec 450 millions d’euros au compteur. Les deux fonds sont gérés par une équipe de six spécialistes qui officie depuis 2006 sur ce marché.
«L’équipe de banquiers qui a rejoint la gestion de fonds de dettes chez Fortis Investments gérait déjà une poche de 900 millions d’euros levée jusqu’en 2009, explique David Bouchoucha, responsable des ventes institutionnelles Europe du Sud. Ensuite, de nombreux nouveaux investisseurs ont été attirés par la perspective de fortes décotes sur le marché des leveraged loans. Et en 2012, nous avons constaté que les compagnies d’assurance françaises s’y intéressaient aussi.»
Ces investisseurs sont en quête de diversification et de rendement dans leur poche taux. «Même si la demande de crédit a globalement ralenti avec la crise, il faut ajouter à la demande des investisseurs la volonté des émetteurs de diversifier leurs prêteurs en faisant appel à ces prêts désintermédiés», ajoute Stéphane Blanchoz, responsable de la gestion obligataire alternative chez BNP Paribas AM.
Le FCP BNP Paribas France Crédit est investi pour des montants de 10 à 20 millions dans des crédits syndiqués (et un peu de placements privés obligataires), de maturité inférieure à 6 ans, acquis sur le marché primaire, sur des dossiers principalement originés par la banque. Déjà placés pour 20%, les 450 millions d’euros du deuxième FCP, BNP Paribas Global Senior Corporate Loans, seront investis cette année par l’équipe de Javier Peres-Diaz. Ils le seront «moitié-moitié entre les Etats-Unis et l’Europe, dans des prêts syndiqués corporate de catégorie sub-investment grade, en primaire comme en secondaire, en se positionnant de manière dissymétrique sur les prêts de plus haute qualité de cet univers qui représente un stock de 1.800 milliards de dollars (dont 500 en Europe). Ce, à partir d’une plateforme technologique nous permettant de gérer ces produits globalement», conclut le gérant qui vise ainsi environ 6% de rendement.
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