Ben Bernanke trouble les marchés concernant un éventuel QE3
Depuis deux jours, les observateurs dissèquent les propos du président de la Fed pour savoir si un nouveau stimulus est prévu ou pas
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Didier Géneau, à New York
Y aura t-il un troisième plan d’assouplissement quantitatif? Mercredi 13 juillet, les marchés en étaient persuadés après avoir entendu Ben Bernanke devant la chambre des réprésentants à Washington à l’occasion du traditionnel discours semestriel sur la politique monétaire de la banque centrale américaine. Dressant un bilan mitigé de la reprise, Ben Bernanke avait alors déclaré qu’il était possible «que la faiblesse récente de l’économie (...) rende nécessaire un soutien à l’économie par des mesures monétaires». Des propos immédiatement interprétés comme étant l’annonce d’une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif. Après trois jours de baisse, c’était enfin la bonne nouvelle que les marchés attendaient et Wall Street clôture alors avec la plupart de ses indices en hausse.
Moins de 24 heures plus tard, jeudi 14 juillet, c’est la douche froide. A l’occasion d’un second discours, tenu cette fois-ci devant sénat américain, le banquier central corrige le tir. « Pour l’heure, nous ne sommes pas prêts à prendre à prendre ce type de mesures». Les indices repartent dans le rouge immédiatement.
« Le marché est suspendu à chaque mot de Bernanke» témoigne Bill O’Grady, stratégiste en chef de Conference Investment Management, qui décrit des investisseurs rendus excessivement nerveux par le blocage politique sur le relèvement du plafond de la dette fédérale américaine.
Avouant devant les sénateurs américains ignorer «où allait l'économie américaine», Ben Bernanke a donc défendu une nouvelle fois sa stratégie actuelle de statu quo. Tout en rappelant néanmoins que la banque centrale était évidemment disposée à réinjecter de l’argent dans le système dans le cas d’un nouveau risque de déflation comme en 2009. Mais avec un taux d’inflation reparti à la hausse depuis fin 2010, ce n’est pas le moment, a t-il assuré.
La confusion autour des propos de Ben Bernanke a été d’autant plus grande que la publication avant-hier des minutes du comité monétaire de la banque centrale avait montré des divergences au sein de la Fed.
Certains des membres du comité ont en effet demandé début juin à ce que soit étudiée «l’opportunité d’un stimulus supplémentaire» si la croissance et l’emploi ne s’amélioraient pas rapidement. A l’inverse, d’autres membres de la Fed s’inquiétaient de menaces inflationnistes et suggéraient une fin rapide de la politique d’assouplissement monétaire.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides