H20 (Natixis) gèle plusieurs fonds à la demande de l’AMF
H2O Asset Management, l’une desboutiques de gestion d’actifs de Natixis, en proie depuis plus d’un an à des difficultés, a annoncé la suspension des souscriptions et des rachats sur trois de ses fonds, à la demande du régulateur.
«L’Autorité des marchés financiers confirme avoir demandé à la société H2O Asset Management LLP la suspension des souscriptions et des rachats des parts des OPCVM H2O Allegro, H2O Multibonds et H2O Multistratégies afin de préserver l’intérêt des porteurs de parts et du public », indique un communiqué du gendarme des marchés.
La boutique de gestion d’actifs, dans un communiqué séparé, évoque des «incertitudes de valorisation liées à leur exposition significative en titre ‘privés’ et à l’exécution très partielle du contrat de cession». Dans certains des fonds, la part de titres privés dépassait ces derniers jours la limite de 10% de l’actif.
H2O AM a, de sa propre initiative, gelé également cinq autres fonds de sa gamme investis dans les mêmes titres privés. Il s’agit de H2O Adagio, H2O Moderato, H2O MultiEquities et H2O Vivace ainsi que du FIA H2O Deep Value.
Natixis assume
Les problèmes que rencontre H2O depuis un an rejaillissent sur Natixis, actionnaire à 50%. «Natixis soutient ces mesures dont l’objectif est de protéger l’intérêt des investisseurs», a annoncé Natixis, en précisant que «la suspension de ces fonds n’a pas d’impact financier sur Natixis, ni au bilan, ni au compte de résultat.» Les investissements de Natixis dans les fonds de H2O AM s’établissent à 20 millions d’euros au titre de la seed money et à 60 millions d’euros au travers de la trésorerie de H2O Asset Management investie dans ses fonds.
Le gel est prévu pour durer quatre semaines. Les titres privés seront cantonnés dans un side-pocket et de nouveaux OPCVM, sans ces titres, seront créés. Les porteurs de parts actuels seront donc investis dans le fonds cantonné et dans le fonds identique au fonds initial mais sans les titres illiquides.
La filiale de Natixis a connu une croissance très forte jusqu’en 2019. Les révélations sur ses liens avec le financier Lars Windhorst, et sur ses investissements dans des titres non liquides, avaient provoqué une décollecte massive à l'été 2019. Après avoir redressé la barre, H2O AM a été prise à nouveau dans la tourmente lors du krach du premier trimestre 2020. Elle revenfiquait 21,7 milliards d’euros d’encours au 30 juin.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. La Maison Blanche espère repartir avec un certain nombre d’accords, par exemple dans le domaine de l’agriculture, ou de promesses d’investissements chinois aux Etats-Unis. Selon le ministre américain des Finances, Scott Bessent, présent à Pékin, les deux pays ont discuté de la mise en place de garde-fous contre les risques de cyberattaques favorisées par l’intelligence artificielle. Danny KEMP et Laurent LOZANO © Agence France-Presse -
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