Crédit Agricole SA affiche sa bonne santé
Crédit Agricole SA (Casa) a digéré l’opération de simplification financière du groupe lancée l’an dernier par la banque verte. Alors qu’il avait pâti il y a un an d’une activité maussade et du coût des préparatifs de l’opération Eurêka, le véhicule coté du Crédit Agricole a enregistré un quasi-quadruplement de son résultat part du groupe au premier trimestre, à 845 millions d’euros. Hors éléments spécifiques ou de volatilité comptable, le profit a été multiplié par 2,3, à 895 millions d’euros.
Si le premier trimestre 2016 constituait selon la banque «une base faible», CASA a enregistré entre janvier et mars un bon niveau global d’activité, avec à la clé une hausse de 10% du produit net bancaire sous-jacent des métiers. Outre l’effet de ciseau entre la dynamique des revenus et la quasi-stagnation des charges, les comptes de CASA ont bénéficié de la baisse de 10% du coût du risque de crédit. La banque en a profité pour comptabiliser, comme l’an dernier, une provision pour risque juridique supplémentaire de 40 millions d’euros.
Dans la banque de détail, LCL a retrouvé des couleurs en affichant une hausse de 8,2% de son produit net bancaire et un résultat net en hausse de 69%, à 140 millions d’euros. Le réseau a enregistré une hausse de 7,7% de ses crédits à l’habitat et bénéficié toujours d’importantes commissions de renégociations et de remboursements anticipés de prêts. LCL a aussi profité d’un effet positif de 18 millions d’euros lié à une opération de remboursement de swaps de couverture. Grâce à la poursuite de la baisse du coût du risque, les activités italiennes ont par ailleurs enregistré une hausse de 14,7% de leur résultat, à 138 millions d’euros.
Activité dynamique dans la BFI
Au sein du pôle gestion de l’épargne et assurances, CASA s’est appuyé sur le dynamisme de sa filiale Amundi, qui a déjà publié un bénéfice net en hausse de 13,2% hors coûts d’intégration de l’italien Pioneer. Dans les assurances, le stock de contrats dommages a augmenté de 1,7%. La collecte nette en assurance vie a quant à elle grimpé de 57% à 1,1 milliard d’euros, avec une portion en hausse d’unités de compte.
A l’instar de ses concurrentes, le groupe a bénéficié dans la banque de financement et d’investissement (BFI) d’une activité dynamique. Les revenus du pôle de marchés de capitaux ont augmenté de 17%, tandis que les revenus de la banque d’investissement et les activités de financements structurés ont respectivement augmenté de 3% et 4%. La maîtrise des charges et la baisse du coût du risque ont permis au résultat net de bondir de 80%, à 304 millions d’euros.
Compte tenu du provisionnement d’un quart du bénéfice distribuable au titre de 2017, le ratio CET1 non transitoire est ressorti à 11,9%, soit une baisse de 15 points de base liée notamment à la diminution de plus-values latentes sur titre. Le ratio CET1 de l’ensemble du groupe, qui a profité d’une hausse de 5,1% de la contribution au résultat des caisses régionales hors opération de simplification financière, est resté stable à 14,5%.
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