Les investisseurs mondiaux prêts à prendre plus de risques sur les bourses chinoises
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Philippe Mudry
La Chine a fait de son admission au sein du système financier mondial un objectif majeur.
En intégrant les indices MSCI, qui comptent parmi les plus utilisés au monde, elle franchirait un nouveau jalon important. Mais pas forcément au moment le plus opportun.
Le fournisseur américain d’indices devrait annoncer aujourd’hui l’admission de pays nouveaux au sein de ses indices pour tenir compte de l’évolution des Bourses mondiales.
Chacun s’attend à ce que, après nombre d’échecs, la Chine accède enfin à ce Graal boursier qui lui assurera une part encore modeste mais prometteuse des flux mondiaux d’investissement.
Plus de 1.500 milliards de dollars utilisent quotidiennement ces indices pour s’investir.
Pour préparer l’entrée de la Chine, le groupe MSCI a aménagé ses critères dans un sens plus conforme aux caractéristiques de valeurs locales.
Avec un à-propos très politique, il expose ainsi modérément ses indices à un pays majeur, un peu à la façon du FMI qui a admis en 2016 le renmimbi parmi les rares monnaies librement échangeables par ses membres contre des DTS.
Reste qu’en dépit des efforts des régulateurs chinois, les Bourses nationales, y compris Hong Kong, sont loin d’être sûres.
Les suspensions de cotation intempestives y sont monnaie courante, parfois massives et, comme en 2015, interminables. Dans ce cas, les investisseurs sont coincés et soumis au bon vouloir des régulateurs.
Exposer une proportion croissante de l’épargne mondiale à des actifs placés à leur capricieuse discrétion est un pari osé.
Surtout dans un pays qui pratique un contrôle des changes strict pour piloter sa monnaie et dont les craquements du système financier suscitent beaucoup d’inquiétudes quant à sa solidité.
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