Les données personnelles piratées d’environ 84.000 clients allemands de Mastercard ont été publiées cette semaine sur un forum en ligne, dont des numéros de cartes de crédit, a rapporté la presse allemande, poussant Mastercard à suspendre jeudi la plateforme partenaire incriminée, «Priceless Specials». C’est un programme de fidélité, qui permet aux détenteurs de cartes Mastercard d’accéder à des bonus et réductions sur d’autres services (location de voiture, sorties, etc). Ni la presse, ni Mastercard Allemagne n’ont révélé l’identité ou le but recherché par ces pirates. Ce vol intervient un mois et demi après le piratage des données personnelles de 106 millions des clients américains et canadiens de la banque américaine Capital One Financial.
Le régulateur financier de Dubaï a condamné le groupe de capital investissement Abraaj à une amende record de 315 millions de dollars (282 millions d’euros) pour avoir trompé les investisseurs et détourné leurs fonds. Confrontée à la plus grande faillite mondiale d’un groupe de private equity, l’Autorité des services financiers de Dubaï cherche ainsi à préserver la position concurrentielle de l’émirat en tant que pôle d’affaires et à rassurer les investisseurs, alors qu’elle a tardé à agir. Abraaj, qui a été contraint à la liquidation l’an dernier, fait également face à une action en justice aux Etats-Unis.
Bernard Madoff, âgé de 81 ans, a adressé au département américain de la Justice (DoJ) une lettre demandant au président Donald Trump de réduire sa peine de prison qui atteint au total 150 ans, après avoir dirigé jusqu’en 2008 la plus grande pyramide de Ponzi des Etats-Unis, rapportait hier soir Bloomberg, en ajoutant que l’ex-gérant cherche à obtenir une libération anticipée plutôt qu’une grâce. Les investisseurs ont perdu environ 20 milliards de dollars (18 milliards d’euros) en principal à cause de cette escroquerie. L’avocat Irving Picard, nommé comme administrateur pour gérer la dissolution de la société d’investissement de Bernard Madoff, a récupéré pour eux plus de 13 milliards de dollars.
La commission des sanctions de l’Agence française anticorruption (AFA) a blanchi le groupe français Sonepar, qui était soupçonné de n’avoir pas respecté la loi Sapin 2, selon Reuters. L’AFA avait notifié, le 13 mars, cinq griefs au leader mondial de la distribution de matériel électrique, notamment de ne pas s’être doté d’une cartographie des risques de corruption et de trafic d’influence, d’un code de conduite répondant aux exigences de la loi Sapin 2 de décembre 2016, ou d’une procédure d’évaluation des tiers (clients, fournisseurs…). Dans sa décision du 4 juillet, que Reuters a pu consulter, la commission des sanctions de l’AFA dit n’avoir constaté aucun des manquements évoqués.
La commission des sanctions de l’Agence française anticorruption (AFA) a blanchi le groupe français Sonepar, qui était soupçonné de n’avoir pas respecté la loi Sapin 2, selon Reuters. L’AFA avait notifié le 13 mars cinq griefs au leader mondial de la distribution de matériel électrique, auquel il était notamment reproché de ne pas s'être doté d’une cartographie des risques de corruption et de trafic d’influence, d’un code de conduite répondant aux exigences de la loi Sapin 2 de décembre 2016, ou d’une procédure d'évaluation des tiers (clients, fournisseurs, intermédiaires ...).
La fraude aux moyens de paiement a atteint 1,045 milliard d’euros l’an passé en France, soit 36% de plus qu’en 2017, cette hausse étant largement imputable au chèque, selon le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement publié mardi.
Une «forte progression de l’activité de Tracfin» a été enregistrée en 2018, selon Bercy. Le service qui a pour mission de recueillir, analyser et exploiter le renseignement financier a reçu et analysé près de 80.000 informations (79.376), selon son rapport annuel publié vendredi. Soit une hausse de 12 % en un an et de 75 % en trois ans. «Cette progression d’activité est le fruit de la vigilance pérenne des professionnels assujettis au dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT)», commente le ministère de l’Action et des Comptes publics, qui précise que 96 % des informations reçues par Tracfin émanent des professionnels déclarants soit 76.316 déclarations de soupçon (+ 11 %).
Le Service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF) a vu le jour le 1er juillet 2019, La structure accueille 266 officiers dotés d'importants pouvoirs judiciaire et pénal
la société a accepté de signer une Convention Judiciaire d’Intérêt Public mettant fin à une enquête préliminaire du Parquet national financier pour fraude fiscale
Un juge de Londres a condamné jeudi à la fois une ancienne responsable conformité de la banque UBS, Fabiana Abdel-Malek, 36 ans, et son ami courtier, Walid Anis Choucair, 40 ans, à trois ans de prison après qu’ils eurent été condamnés par un jury pour délit d’initié. Ils étaient poursuivis par la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur du secteur financier britannique. Un jury précédent n’avait pas été en mesure de rendre son verdict l’an dernier. Fabiana Abdel-Malek avait cherché dans le système de conformité d’UBS et utilisé des cartes SIM jetables et des téléphones mobiles bon marché pour transmettre des informations confidentielles à son ami à propos de cinq rachats entre juin 2013 et juin 2014. Elle a été accusée d’avoir usé des informations dont elle disposait comme salariée pour devenir «un braconnier efficace», selon la juge.
Les banques d’Estonie n’ont pas encore comblé tous les manques dans les processus de contrôle de blanchiment d’argent, a indiqué à l’agence Reuters le régulateur de l’Etat balte, promettant d’instaurer des mesures. Ces efforts de l’Estonie font suite à un vaste scandale financier qui a touché Danske Bank, sortie du pays après avoir fait l’objet d’une enquête pour 200 milliards d’euros de transactions suspectes qui ont transité par sa filiale estonienne. Kilvar Kessler, principal superviseur de la banque estonienne, a dit qu’il avait aussi bouclé une enquête sur des contrôles de blanchiment d’argent chez Swedbank, et des contrôles chez d’autres banques, dont SEB. La semaine dernière, Swedbank, qui fait l’objet d’une enquête par les autorités américaines, a suspendu deux dirigeants de son entité estonienne.
Les banques d’Estonie n’ont pas encore comblé tous les manques dans les processus de contrôle de blanchiment d’argent, a indiqué à l’agence Reuters le régulateur de l’Etat balte, promettant d’instaurer des mesures répressives dans le pays, au coeur d’un des plus vastes scandales financiers. Ces efforts de l’Estonie font suite à un vaste scandale financier qui a touché Danske Bank, sortie du pays après avoir fait l’objet d’une enquête pour 200 milliards d’euros de transactions suspectes qui ont transité par sa filiale estonienne.
Une cour d’appel de Londres a innocenté vendredi John Varley, l’ancien directeur général de Barclays, poursuivi pour fraude dans le cadre de la levée de fonds réalisée auprès du Qatar en 2008 et qui avait permis à la banque britannique d'échapper à une nationalisation. Le dirigeant ainsi que trois autres ex-cadres du groupe, Robert Jenkins, patron du Moyen-Orient, Tom Kalaris, celui de la gestion de fortune, et Richard Boath, responsable des institutions financières en Europe, étaient accusés d’avoir versé 322 millions de livres au Qatar pour sécuriser en retour une injection de fonds de 4 milliards au capital de la banque, en pleine crise financière. Mais les trois autres anciens cadres de Barclays seront rejugés.
Une cour d’appel de Londres a innocenté vendredi John Varley, l’ancien directeur général de Barclays, poursuivi pour fraude dans le cadre de la levée de fonds réalisée auprès du Qatar en 2008 et qui avait permis à la banque britannique d'échapper à une nationalisation. Le dirigeant ainsi que trois autres ex-cadres du groupe, Robert Jenkins, patron du Moyen-Orient, Tom Kalaris, celui de la gestion de fortune, et Richard Boath, responsable des institutions financières en Europe, étaient accusés d’avoir versé 322 millions de livres au Qatar pour sécuriser en retour une injection de fonds de 4 milliards au capital de la banque, en pleine crise financière.
Le distributeur Walmart a accepté de s’acquitter d’une amende de 282 millions de dollars auprès des autorités américaines pour mettre un terme à des accusations de corruption dans plusieurs pays étrangers. Le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission, et le département américain de la Justice, accusaient le groupe d’avoir permis à ses filiales d’engager des intermédiaires pour verser des pots-de-vin à des dirigeants locaux. Le groupe n’a pas pris les mesures nécessaires pour enquêter sur ces affaires, ni pour limiter les risques d’irrégularité, a précisé la SEC. Les pays concernés sont le Brésil, l’Inde, la Chine et le Mexique.
Swedbank a indiqué lundi qu’elle avait suspendu le PDG et le directeur financier de son entité estonienne avec effet immédiat, suite à une enquête sur la conformité avec le règlement de la banque sur le blanchiment d’argent. La plus ancienne banque suédoise a connu une période turbulente depuis qu’elle a été rattachée au scandale de blanchiment d’argent qui a touché Danske Bank. Swedbank a admis en avril dernier avoir échoué à lutter contre le branchiment, et a annoncé qu’une enquête interne était en cours. Swedbank a indiqué avoir coopéré pleinement avec les autorités en Suède, aux Etats-Unis, et dans les pays baltiques, pour leurs enquêtes.
Le ministère public a requis jeudi sept ans de prison ferme contre le maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Patrick Balkany, jugé pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, et quatre ans avec sursis contre son épouse Isabelle. Ils sont accusés d’avoir constitué un important patrimoine immobilier, lui-même non déclaré, grâce au produit de cette fraude et un réseau de sociétés écran et de comptes bancaires à l'étranger. L’avocat de l’Etat, partie civile, Me Xavier Normand-Bodard, avait résumé en trois chiffres les faits reprochés aux époux Balkany : 30 ans de fraude fiscale, 11 sociétés-écrans, dont au Panama, aux Seychelles et au Maroc, et 13 millions d’euros blanchis pour les seules années 2007 à 2014.