La crise bancaire de ces dernières semaines est un des effets collatéraux des hausses massives des taux d’intérêt depuis début 2022. Face à une inflation qui ralentit mais pas encore suffisamment et une économie fragile notamment dans sa partie industrielle, les institutions monétaires sont face à un vrai dilemme : appuyer sur le bouton pause ou poursuivre une politique restrictive en prenant le risque de la hausse de trop.
Le climat social lié à la réforme des retraite n’a pas inquiété les investisseurs, mais les conséquences politiques pourraient faire bouger les marchés.
La hausse de 25 points de base jeudi à 4,25%, malgré les turbulences sur les banques, pourrait être la dernière. La BoE estime que l’inflation devrait rapidement reculer.
La banque centrale américaine a augmenté ses taux directeurs de 25 points de base. Elle est prise entre la lutte contre l'inflation et la préservation de la stabilité financière.
L’institution ne versera pas de dividende à l'Etat, mais met ses 4,4 milliards d'euros de profit en réserve afin d’éviter les pertes à venir liées à la hausse des taux.
Les bons indicateurs économiques militent pour une hausse de 25 points de base du taux directeur jeudi malgré le risque bancaire. Mais ce devrait être la dernière.
La Banque centrale européenne dispose d’une large palette d’instruments pour assurer la transmission de sa politique monétaire ou répondre aux problèmes de liquidité. Certains sont largement utilisés, d’autres resteront dans ses cartons. Explications.
Le 19 mars, à la suite de plusieurs faillites de banques américaines et de la détérioration du sentiment de marché, un accord d'urgence a été conclu pour vendre Credit Suisse à sa concurrente UBS. Certes, il est trop tôt pour prédire si cet accord rétablira la confiance des marchés, mais l'environnement actuel semble très différent de celui qui a précédé la crise financière de 2008.