Les membres du conseil de la Banque du Japon sont divisés sur les perspectives d’atteindre leur objectif d’inflation de 2 %, certains avertissant qu’il faudra du temps pour que les salaires augmentent de manière durable, selon les minutes publiées jeudi de la réunion de janvier. Les gouverneurs se sont entendus sur la nécessité de maintenir une politique monétaire ultra-accommodante pour soutenir l'économie et aider les entreprises à augmenter les salaires. Les débats ont porté sur la nécessité de maintenir les taux d’intérêt à long terme à un niveau bas, ce qui suggère que la BoJ n’est pas pressée de mettre fin à son programme de relance massif. Jeudi, le Fonds Monétaire International (FMI) a déclaré que la politique monétaire japonaise restait appropriée. Toutefois, la BoJ devrait relâcher son contrôle des rendements à long terme, en relevant le plafond de son contrôle de la courbe, en visant des maturités inférieures à 10 ans, ou en supprimant ce contrôle.
Le gouvernement sud-coréen a promis de soutenir les exportateurs, à travers des allégements fiscaux et des aides administratives, après que le pays ait enregistré jeudi sa première contraction économique depuis deux ans.
Les membres du conseil de la Banque du Japon sont divisés sur les perspectives d’atteindre leur objectif d’inflation de 2 %, certains avertissant qu’il faudra du temps pour que les salaires augmentent de manière durable, selon les minutes publiées jeudi de la réunion de janvier.
Le risque d'un défaut de paiement remonte. Cette année, les discussions seront plus ardues avec les ultra-conservateurs à la Chambre des représentants.
La Norges Bank a, comme prévu par la plupart des consensus, laissé son taux d’intérêt de référence inchangé à 2,75% lors de sa réunion de jeudi, mais a déclaré que le taux directeur devra être augmenté un peu plus pour ramener l’inflation vers l’objectif. Les responsables politiques ont noté qu’il est possible que les prix de l’énergie se révèlent inférieurs aux prévisions précédentes et que les pressions inflationnistes mondiales puissent s’atténuer. «La trajectoire future des taux directeurs dépendra de l’évolution économique. Le taux directeur sera très probablement relevé en mars», a précisé la gouverneure Ida Wolden Bache dans le communiqué. La banque centrale, qui avait été la première à relever ses taux en septembre 2021, a indiqué lors de sa dernière hausse de 25 pb en décembre que ses taux culmineraient autour de 3% cette année.
S’exprimant dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, Christine Lagarde a déclaré jeudi que l’inflation dans la zone euro restait «beaucoup trop élevée» et devait être ramenée vers l’objectif de 2% de l’institution, ce qui présage une nouvelle hausse marquée des taux de la banque centrale européenne (BCE) à l’issue de sa prochaine réunion le 2 février. La présidente de la BCE a également souligné que l’actualité relative à l’activité économique «était devenue beaucoup plus favorable ces dernières semaines», laissant espérer que la zone euro évite une récession en ce début d’année. L’année en cours «ne sera pas brillante mais bien meilleure que ce que l’on craignait», a ajouté la dirigeante. Les marchés du travail, en Europe en particulier, «n’ont jamais été aussi dynamiques» avec un nombre de chômeurs «au plus bas par rapport à ce que nous avons eu au cours des vingt dernières années», a-t-elle souligné. Les actions européennes ont clôturé la séance sur leur plus forte baisse depuis le 1er janvier dernier, avec un recul de 1,9% pour l’indice Euro Stoxx 50, de 1,86% pour le CAC 40 à Paris et de 1,71% pour le DAX à Francfort.
La Norges Bank a, comme prévu par la plupart des consensus, laissé son taux d’intérêt de référence inchangé à 2,75% lors de sa réunion de jeudi, mais a déclaré que le taux directeur devra être augmenté un peu plus pour ramener l’inflation vers l’objectif.
Malgré des mesures techniques destinées à assouplir le fonctionnement des marchés de taux, la banque centrale est loin de durcir sa politique monétaire.
Considérer que la hausse du PIB en valeur, tiré par l'inflation, offre des marges de manœuvre budgétaires aux Etats pourrait être risqué, avertit Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques, Groupe Crédit Agricole.
La Banque centrale européenne (BCE) doit relever ses taux à un niveau qui commence à brider la croissance et leur pic dépendra de la réaction de l'économie au cycle de resserrement monétaire, a déclaré mardi au Financial Times Philip Lane, économiste en chef de la BCE. La banque centrale a déjà relevé ses taux de 250 points de base au total depuis juillet pour tenter d’enrayer une flambée historique de l’inflation, mais ses responsables ont souligné qu’il fallait en faire plus pour que la hausse des prix revienne à l’objectif de 2% d’ici 2025 environ. Alors que les marchés anticipent un taux de dépôt, actuellement à 2%, culminer autour de 3,3% cet été, Philip Lane s’est montré plus prudent, affirmant que la réponse des entreprises, des ménages et des gouvernements aux mesures de la BCE sera déterminante. Il a ajouté que les gouvernements de la zone euro devront jouer un plus grand rôle dans la lutte contre l’inflation.