La Banque centrale européenne dispose d’une large palette d’instruments pour assurer la transmission de sa politique monétaire ou répondre aux problèmes de liquidité. Certains sont largement utilisés, d’autres resteront dans ses cartons. Explications.
Le 19 mars, à la suite de plusieurs faillites de banques américaines et de la détérioration du sentiment de marché, un accord d'urgence a été conclu pour vendre Credit Suisse à sa concurrente UBS. Certes, il est trop tôt pour prédire si cet accord rétablira la confiance des marchés, mais l'environnement actuel semble très différent de celui qui a précédé la crise financière de 2008.
Alors que les banques centrales sont mises sous pression par les difficultés du secteur bancaire, la Réserve fédérale américaine tiendra sa réunion de politique monétaire mercredi.
Le décalage dans la transmission des politiques monétaires est long et variable dans la mesure où il est difficile d’anticiper les accidents qui se produiront tout au long du processus de resserrement des taux directeurs.
La banque centrale remonte son taux de dépôts à 3% et le taux de sa facilité de financement à 3,5%, en dépit des inquiétudes entourant le secteur bancaire et Credit Suisse.
Prise entre une inflation élevée, les dissensions à son conseil et les interrogations sur le système bancaire, la Banque centrale européenne est toujours censée augmenter ses taux d'un demi-point ce jeudi.
En réaction au choc SVB, son dispositif pour sauver les banques américaines s’apparente aux facilités déployées pendant le Covid, et à une forme de quantitative easing (QE).