Après leur flambée boursière, les fabricants d’armes valorisent désormais une hausse des dépenses militaires à 2,5% du PIB en 2030, estiment les spécialistes d’UBS qui considèrent ce niveau comme conservateur.
Bras financier de l’UE, la Banque européenne d’investissement a, malgré sa taille, opéré un pivot rapide pour réorienter une partie de ses forces dans l’effort de défense européen.
La Base industrielle et technologique de défense (BITD) que les ministres de l'Economie et des Armées veulent soutenir est constituée d'un vaste réseau de 4.500 sous-traitants, PME et start-up.
Mobilisés par le ministère des Armées et Bercy jeudi 20 mars pour renforcer le financement des entreprises de défense, banquiers, assureurs et gestionnaires de fonds ont répondu présents et fait plusieurs annonces. Des initiatives qui méritent maintenant d’être coordonnées pour une efficacité optimale.
Le spécialiste des technologies d’amplification, de détection et d’imagerie profite aussi du désengagement de son premier actionnaires, HLD, dont le poids tombera bientôt à 40% du capital.
Annoncée fin février, la cession de l'équipementier français à un groupe américain fait polémique au nom de la souveraineté nationale. Un cas d'école pour les fonds, appelés à soutenir l'effort de défense, mais limités dans leurs options de sortie.
La banque publique s’appuie sur sa mobilisation historique en dette, capital et garanties pour ce pan stratégique de l’industrie française. Elle renforce ses produits.
La fintech annonce jeudi, à l’occasion de l’événement organisé à Bercy pour financer la défense, porter sa capacité de financement à 1,8 milliard d’euros cet été.
Pour répondre aux besoins de financement de la future montée en cadence des industriels de l'armement, l’Etat organise ce jeudi 20 mars une grand-messe qui réunit près de 500 acteurs de la finance ainsi que des entreprises concernées. L’objectif est notamment de rendre le secteur à nouveau attractif aux yeux d’investisseurs soucieux de leur image ESG.
La cour d’appel de Toulouse reconnaît que l’équipementier aéronautique n’a pas respecté le contrat d’émission et engage donc sa responsabilité. Toutefois, les juges excluent une grande partie des porteurs de bons de souscription d’actions. De nouveaux débats s’ouvrent pour déterminer le montant de la réparation.
Bercy s’apprête à annoncer jeudi des mesures en faveur des PME et ETI de la défense. Si les investisseurs en capital seront en première ligne pour aider cet écosystème, les entreprises, souvent sous-traitantes, sont avant tout à la recherche de financements de leur besoin en fonds de roulement.
La réforme économique voulue par le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, doit encore obtenir l'aval de la deuxième chambre parlementaire du pays, le Bundesrat. Un vote est prévu vendredi.
L’opérateur de marché a finalement laissé inchangé son indice CAC 40 ESG alors que plusieurs mouvements étaient envisagés, y compris la sortie de trois fabricants de matériels militaires.
Le groupe industriel allemand, qui engrange les commandes d’armements, a plus que doublé sa capitalisation depuis le début de l’année. Il est porté par les promesses d’années de croissance à venir.
En 2024, le groupe allemand a enregistré une hausse de ses ventes de 36% sans toutefois atteindre l'objectif de 10 milliards d'euros qu'il s'était fixé. Ses perspectives ne tiennent pas compte des récents développements géopolitiques.
Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, publie une prise de position forte destinée à mobiliser le monde de la finance durable pour soutenir l'industrie de l'armement. Il appelle notamment à la création d'outils comme les «European Defense Bonds» à l'image de ce qui a été fait avec les green bonds.
En complément du plan de 800 milliards d'euros présenté vendredi par Bruxelles, les Vingt-Sept se dirigent-ils vers un emprunt commun pour financer l’industrie de défense ? L’idée, régulièrement évoquée, n’a jamais paru aussi plausible qu’aujourd’hui.
Les partis du futur gouvernement veulent investir plusieurs centaines de milliards d’euros dans la défense et les infrastructures. Le rendement de l’obligation allemande à 10 ans s’est envolé de 30 points de base avec cette annonce au-dessus des attentes. Peut-être un peu vite cependant.