Le groupe aéronautique profite actuellement de la volonté européenne d’accroître ses dépenses dans la défense. Son cours de Bourse a progressé de plus de 15% en trois jours.
Les partis du futur gouvernement veulent investir plusieurs centaines de milliards d’euros dans la défense, les infrastructures et l’économie. Le rendement de l’obligation allemande à 10 ans s’envole de près de 26 points de base, à un plus haut depuis juin 2024. Les marchés actions sont à la fête.
Les propositions de «ReArm Europe» comprennent un assouplissement des règles budgétaires et un nouvel instrument de 150 milliards d'euros pour la défense. Au total, 800 milliards pourraient être fléchés vers ce secteur.
Porté par une hausse des budgets militaires, le groupe a vu ses ventes dans la défense grimper de 13% en 2024. Son profit net a bondi de 39% en un an, à 1,4 milliard d'euros. En Bourse, l'action vole vers de nouveaux sommets.
Les entreprises européennes dépendantes des dépenses militaires se sont envolées en Bourse le 3 mars alors que les investisseurs anticipent une forte hausse des budgets des armées.
Thales, Dassault Aviation, Leonardo, Rheinmetall et consorts bondissent de plus de 10% en Bourse après des déclarations du président français sur une hausse des dépenses de défense en Europe.
Le motoriste britannique, qui s’est fixé de nouveaux objectifs financiers à moyen terme, reprend le versement d’un dividende et lance un programme de rachats d’actions.
Arrivé en tête des élections législatives dimanche 23 février avec près de 29% des voix, le parti démocrate-chrétien de Friedrich Merz devra former, avec les sociaux-démocrates, une «grande coalition» majoritaire grâce au report des sièges des petits partis. De quoi assouplir mais pas révolutionner la politique budgétaire.
Aujourd’hui, face au risque de fracture de la relation transatlantique, l’Europe débat les options de financement possibles pour obtenir son autonomie. Il semble probable que la clause de sauvegarde générale soit déclenchée, mais cela ne fournirait qu'une solution temporaire au problème de financement.
Nouvelles menaces, remise en cause du traité nord-atlantique, impératif de modernisation de l’outil de défense : depuis trois ans, le secteur européen de la défense profite en Bourse de la nouvelle donne géopolitique.
Le gérant a conclu un accord pour céder à l'américain Loar Group l'intégralité du capital de l'équipementier aéronautique corrézien LMB pour 365 millions d'euros.
L'Europe, qui consacre dans son ensemble 2% de PIB à la défense, doit d'urgence accroître ses capacités militaires. Quelle que soit la méthode retenue, l’effort de guerre nécessitera des arbitrages douloureux, estime Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques, Amundi Investment Institute.
L’enjeu de la montée en cadence de la production d’avions occulte, au sein du groupe aéronautique, l’urgence du redressement des activités liées à l’espace, en lourdes pertes.
Le résultat opérationnel de l'avionneur a reculé de 8% l'an dernier à un niveau inférieur aux attentes. Les dirigeants anticipent un net rebond cette année et annoncent une hausse du dividende.
Le groupe français a engagé le rachat des activités de commandes de vol et d'actionnement de Collins Aerospace en juillet 2023. Après l'obstacle italien, il va devoir convaincre les autorités britanniques pour mener à bien l'opération.
Alors qu'une réunion de crise sur l'Ukraine réunissant plusieurs pays européens se tient à l'Elysée, le fabricant allemand d’armement Rheinmetall, qui prévoit de doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2027, est devenu un pilier de l’industrie militaire terrestre en Europe. Son action a bondi de presque 50% depuis le 1er janvier.
Sous la pression des Etats-Unis, les pays européens pourraient augmenter leurs budgets consacrés à la défense. Dassault Aviation, Thales, Leonardo ou encore Rheinmetall en profitent fortement en Bourse.
Un sommet d'urgence sur la sécurité du continent se tient ce lundi à Paris. Porter les budgets européens de défense à 5% du PIB, comme le souhaite la Maison-Blanche, signifierait un effort supplémentaire de 840 milliards d’euros. Même si l'addition est moins corsée, l’UE va devoir trouver des solutions pour la financer.